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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


Daft Punk: Pistons, Pognon & Bullshit

Publié par daftworld sur 1 Juillet 2014, 16:43pm

Daft Punk: Pistons, Pognon & Bullshit
 
Retour sur une de nos rares fiertés nationales qui nous a tous permis un jour de faire le coq face à des petites américaines se déhanchant sur « One More Time » en fanfaronnant que ces mecs là sont Français, comme nous, et que par extension nous étions tous un peu des artistes en avance sur leur temps (et qu’un petit « blowjob » par la même occasion ne serait pas de refus).
 

Daft Punk c’est une success story bien à la Française, à mille lieux du « self made man » Américain sorti de la misère par son talent, son travail et un peu de chance. Non, ici nous sommes en France et le succès ne rime pas avec « talent » mais plutôt avec « parents » et « argent ».

D’un côté on a Thomas Bangalter, fils de Daniel Vangarde, producteur de musique confirmé et connecté :Gibson Brothers, Sheila et La Compagnie Créole pour ne citer qu’eux. De l’autre, Guillaume Emmanuel de Homem Christo, qui, en plus d’avoir un nom qui dit tout de ses origines, est le fils d’un patron d’agence de pub Parisienne de prestige.

Thomas a le profil type du nerd: grand, maigre, acnéique et pas vraiment populaire à l’école. Il rêve pourtant être populaire, le plus populaire même, et dévoile à qui veut l’entendre les derniers tubes de son père. A l’inverse, Guy Manuel est le brun ténébreux qui cherche à se détacher autant que possible de son nom et ses origines bourgeoises : cheveux longs, regard vide ; il est ce gamin bizarre qui reste toujours seul, et qui a tout essayé avant les autres : première cigarette à 10 ans, première murge à 11, premier pétard à 12, première pipe à 13 (pipe de sa cousine certes, mais pipe quand même).

 

Ces deux « punks » de l’ouest Parisien vont se rencontrer en 1987 au « terrible » Lycée Carnot (Paris 17e) et partager une passion commune pour des groupes comme les Beach Boys, Primal Scream, Big Star ou encore The Velvet Underground. De cette passion commune, et avec l’aide de Laurent Brancowitz (Phoenix), naitra un groupe : Darlin’.

Darlin’ c’est un groupe de « rock biactol » qui sent bons les répétitions du samedi après midi où chacun veut jouer plus fort que les autres. On imagine sans trop de peine un Thomas qui, chaque semaine, ramène un nouvel ampli fourni par Papa et qui passe le plus clair de son temps à chercher les bons réglages pour palier à son piètre jeu de bassiste. Le résultat est à la hauteur de ce que l’on peut attendre : du bruit. On s’étonnera qu’un EP a pu être enregistré, distribué et même évalué par des revues spécialisées dans un monde pré internet. Nul doute que papa Bangalter et ses contacts y sont pour beaucoup.

Sans surprise, le disque est un flop mais aura tout de même permis au futur duo de trouver son futur nom de scène dans une critique pourtant sans équivoque : Daft Punk (comprendre « rock stupide »). Au delà de l’ironie apparente, il est important de noter que le nom a les mêmes initiales qu’une position sexuelle nécessitant deux queues et deux trous…espérons que Laurent Brancowitz n’en ai pas fait les frais.

 

Début des années 90s, premières raves, premiers trips à l’exsta, Thomas et Guy Man flairent le bon filon : du bruit mêlé à de la musique faite par ordinateur et écoutée uniquement par des ados défoncés, c’est dans leurs cordes. Exit Laurent Brancowitz (ce qui donne du crédit à mon histoire DP un peu plus haut), Thomas et Guy Man s’enferment dans la chambre de Thomas, alors convertie en Home Studio, et pondent leurs trois premières tracks : The New Wave, Alive et Da Funk. Les influences rock se font à peine sentir et laissent place à des rythmes binaire dansants sortis tout droits d’une boite à rythme accompagnés de samples maisons réalisés à partir de synthés modulaires. Nul doute que ces premières réalisations n’auraient pas la même saveur sans la précieuse collection de machines de papa Bangalter. La qualité de l’enregistrement, les structures des morceaux et le mixage laissent également planer le doute sur l’intervention de professionnels et amis du papa mais passons, le résultat final est très bon.

The New Wave, premier morceau des Daft qui sent bon les soirées sous acide.

Ces premières réalisations trouveront leur public sans trop de peine et le duo sortira en 1997 son premier album : Homework. Alors qu’ils n’ont qu’à peine 20 ans, les Daft Punk ont déjà les ingrédients de ce qui sera leur marque de fabrique jusqu’à ce jour : scratchs stridents, lignes de basses funky et entêtantes accompagnées de bribes de phrases vocodées minimalistes dans un Anglais bien franchouillard et pas franchement recherché.

 

L’album rencontre un énorme succès et propulse les deux assoiffés de reconnaissance dans le gratin de la scène électronique de l’époque au même rang qu’un Laurent Garner et autre Bob Sinclar (bien que ce dernier ai depuis répondu aux sirènes de la pop).

Qui dit premier succès, dit première exposition médiatique et premières interviews. On est encore loin de la communication ultra contrôlée et mesurée que sera leur marque de fabrique les années suivantes.

L’interview ci dessous nous donne une bonne image de l’ambiance au sein du duo à l’époque. Thomas ne cache pas sa fierté et son goût prononcé pour la reconnaissance (parternelle ?). Il n’hésite pas à tirer la couverture un peu plus vers lui en ne parlant qu’à la première personne et en détaillant son travail de gestionnaire devant un Guy Man effacé, probablement dû à sa timidité mixée à la consommation de drogues mais qui donne malgré lui la crédibilité artistique au duo. Cette rare interview est intéressante à plus d’un titre et nous laisse entrevoir la bataille d’égo et la recherche de célébrité coute que coute qui se trame en coulisse. C’est également l’occasion de découvrir des garçons bien éduqués et propres sur eux, bien loin de ce que laisserai imaginer leur nom de scène : les premiers signe d’un marketing bien maitrisé.

Suivant le succès de l’album, les Daft Punk sont visiblement bien entourés et font appel à la crème de la crème pour mettre en image leurs tubes : Spike Jones pour Da Funk et Michel Gondry pour Around the World. Des clips qui resteront cultes et contribueront un peu plus à la célébrité des DJs et des réalisateurs. Quand on sait que les deux réalisateurs ont débuté leurs carrières en réalisant des publicités, on se laisse à croire que les Homem de Christo ont sans doute usé de leur carnet d’adresse pour donner un enième coup de pouce à leur rejeton et son ami.

Making of du clip Around the World par Michel Gondry

L’ivresse de la célébrité peut alors s’emparer de Thomas et Guy Man. Adulés par tous, et surtout de l’autre côté de l’Atlantique, les Daft Punk sont devenus les ambassadeurs de la French Touch et, à tord, les inventeurs de l’EDM (Electronic Dance Music). On n’ose à peine imaginer l’oseille accumulé et les rails alignés en à peine 5 ans, dans une époque où le piratage est quasi inexistant et où leur musique est reprise partout. Eux qui n’étaient pas à plaindre au départ se retrouvent presque aussi accomplis que leurs parents alors qu’ils n’ont que la vingtaine.

 

Comme quoi, les deux ingrédients du succès à la française se vérifient bien une fois de plus: pognon et piston (ajoutez « coup dans le fion » pour les femmes, les coiffeurs et les stylistes).

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Matt 01/07/2014 23:52

Bonjour, merci pour cette article, cependant, il y a une erreur : Bangalter est né en 75 et de Homem-Cristo en 74. En 97 ils avaient donc 22 et 23 ans. Ils ont très probablement mentit sur leurs âges dans l'interview pour le marketing !

daftworld 02/07/2014 23:12

a bien vu loool

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