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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


Nous avons vu “Eden”, fresque intimiste sur la French touch

Publié par daftworld sur 21 Septembre 2014, 09:47am

Arnaud Azoulay (gauche) et Vincent Lacoste (droite) seront à l'affiche d'"Eden" de Mia Hansen-Løve (Ad Vitam)

 

Au lendemain de son éblouissante découverte au festival de cinéma de Toronto, premier aperçu d’”Eden”, fresque intimiste de l’electro française de ses vingt dernières années.

1. Daft Punk normcore

 

Un mulet de joueur de foot allemand pour l’un, des frisouilles d’étudiant en socio pour l’autre, un sweat rentré dans le jean pour Guy- Man, un drôle de blouson qui hybride cuir vieilli et toile d’anorak pour Thomas : quand ils étaient petits, les Daft Punk n’étaient pas vraiment présidents du style. En tout cas si l’on en croit la fiction de Mia Hansen- Løve, Eden, découverte au festival de Toronto. Dans cette fresque intimiste chroniquant vingt ans de scène electro française, les Daft font leurs débuts de personnages (secondaires) de fiction, à visage tout le temps découvert. Mais justement, sans leur casque, ils sont un peu moins que tout le monde. Running gag du film : à chaque décennie, ils se font jeter par un physio qui ne les reconnaît pas dans la boîte la plus hype du moment.

 

 
 

2. Presque célèbre

 

Si le peu identifié Arnaud Azoulay (croisé dans le précédent film de Mia Hansen-Løve) interprète le half-Daft Guy-Manuel de Homem- Christo, c’est la jeune vedette Vincent Lacoste (Les Beaux Gosses, Hippocrate) qui incarne Thomas Bangalter. D’autres visages très identifiés peuplent les nuits en club d’Eden : Laura Smet, Greta Gerwig, Vincent Macaigne, Pauline Etienne, Golshifteh Farahani… Mais ce casting très stylé gravite autour d’un total débutant (très convaincant), Felix de Givry. Le jeune homme joue un DJ garage (inspiré par Sven Løve, frère de la cinéaste et coauteur du scénario), qui restera toujours dans l’ombre des Daft et en vingt ans sera rendu à l’anonymat. Un beau geste donc : les vedettes à la marge et les inconnus en plein centre.

 

3. Ecsta et madeleine

 

Même gavé d’ecsta en sortant au petit matin d’un vieil entrepôt ou d’un sous-marin à l’abandon où il a labouré le dance-floor toute la nuit, le raver a un peu froid aux oreilles dans les forêts d’Ile-de- France. Un petit bonnet tricoté rougeâtre, très vintage, ne sera pas du luxe. C’est un des discrets véhicules de la puissante charge affective charriée par Eden. Les sons, les matières, les couleurs qui ont tramé l’époque sont restitués avec un soin élégant (beaucoup de précision, très peu d’ostentation) et c’est tout un monde sensible englouti qui remonte à la surface, comme un archipel de madeleines. Il suffit d’un sac de DJ en bandoulière comme sac de ville, d’une paire d’Adidas Gazelle ou d’une nappe electro en fin d’after pour que revienne, irrépressible, l’envie de marteler le sol de ses semelles en levant les bras au ciel au son de Masters At Work ou Crystal Waters. 

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