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Eden: l'anti-biopic sur les Daft Punk

Publié par daftworld sur 18 Octobre 2014, 10:56am

Eden: l'anti-biopic sur les Daft Punk

NOUS L'AVONS VU - Le festival de la Roche-Sur-Yon proposait hier soir l'avant-première du nouveau film de Mia Hansen-Løve. Une plongée dans les souvenirs de la House française, du début des années 90 aux années 2010. Sortie en salle prévue le 19 novembre.

À La Roche-sur-Yon, réalité et fiction se croisent. Le petit festival de Vendée, qui d'année en année étoffe sa programmation, permet au spectateur curieux de découvrir Nick Cave en acteur de cinéma (20.000 days on Earth) et Bertrand Bonello devant la caméra (Le dos rouge). Le documentaire s'y mue en films sur des hommes qui se fondent dans la nature (The creator of the Jungle de Morato, The Postman's White Nights de Konchalovsky). C'est dans ce contexte de flou entre le monde réel et la création cinématographique que Mia Hansen-Løve présente son nouveau film Eden. Pour prolonger l'expérience, le festival invite son frère Sven Love à mixer au Fuzz'Yon de La Roche. Eden raconte son histoire: celle d'un DJ du début des années 90, qui a connu et organisé des soirées Garage (un genre entre la House et le disco) à Paris. Sa soeur revient sur la grandeur et surtout sur la décadence d'un mouvement rendu célèbre par les Daft Punk.

 

En montant présenter le film de sa soeur sur la scène du Manège de la Roche-sur-Yon, Sven Love tient à mettre les choses au point: il ne s'agit pas d'un film sur les Daft Punk. «C'est un film inspiré par mes souvenirs, explique-t-il, un projet qu'on a eu beaucoup de mal à monter et qui nous a pris trois ans de notre vie mais comme vous le savez sûrement, ce n'est pas un film sur les Daft Punk.» Le personnage principal ne s'appelle pas Sven, mais Paul (Felix de Givry). Il est l'un des pionniers du Garage en France, l'organisateur des soirées Cheers et on le suit de près, des Rave dans les forêts à l'explosion du genre avec la sortie du premier album des Daft Punk, de l'innocence de la fête aux soucis financiers des soirées blindées d'invités. Jusqu'à ce que les personnages soient chassés de leur Eden et doivent, dans une deuxième partie cruellement réaliste, vivre sans musique.

Un goût de paradis perdu

Le paradis de la musique et les soirées dopées à la cocaïne, loin d'être pleinement festives, portent dès le début l'annonce et la conscience de leur propre fin. La gueule de bois menace. Les personnages semblent, prêt à s'effondrer et les clubs obscurs, traversés de lueurs vives sont au fur et à mesure infectés par la réalité. Il n'y aura pas de miracles. Paul, le personnage principal, est une figure un peu tragique qui voit les grands thèmes de sa vie se répéter inlassablement: la menace du job alimentaire, les histoires d'amour qui se terminent, les chèques qu'il doit aller demander à sa mère pour finir le mois, les notes à rallonge dans les clubs. Après Un amour de jeunesse, c'est encore le temps destructeur qui intéresse la réalisatrice. La gloire aurait-elle changé quelque chose pour les deux protagonistes et aurait-elle amorti leur chute? Pour le duo de scénaristes, que l'on soit célèbre ou figure de l'ombre, toute utopie a une fin.

Après cet anti-biopic, le public du festival de la Roche-sur-Yon rejoint la salle de concert de la ville pour voir mixer Sven Love. Il n'a rien perdu de son savoir faire et il sait toujours faire danser le public. Mais son set House ne prolonge pas que l'ambiance musicale du film, il prolonge aussi sa mélancolie. Le tout a un goût de paradis perdu.

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