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Daftworld

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[EXCLU DAFTWORLD] Eden : 5 titres de la B.O. commentés par Sven Løve

Publié par daftworld sur 7 Novembre 2014, 16:53pm

La bande-son du très bel “Eden” de Mia Hansen-Løve sort lundi : 5 de ses morceaux sont en écoute ici-même, commentés par Sven Løve lui-même, protagoniste principal du film et acteur majeur de la naissance de la french touch.

 

 

Il faudra patienter jusqu’au 19 novembre pour voir l’ambitieux et très bel Eden, quatrième film de Mia Hansen-Løve sur les nuits électroniques parisiennes, sur l’explosion de la house music, sur la naissance puis la croissance, avec ses hauts, ses bas, ses affres intimes, sentimentales ou stupéfiantes de la bientôt très platinée french touch.

Eden , dont la bande-annonce est à voir plus bas, suit les aventures et mésaventures, l’ascension et la descente d’un jeune DJ et organisateur de soirées, Paul. Le Paul d’Eden n’est bien entendu nul autre que Sven Løve, frère aîné de la réalisatrice, l’un des parrains de l’électro française, également responsable des célèbres Respect du Queen ou des soirées Cheers : le garçon, qui s’est logiquement occupé de toute la partie musicale du long-métrage, est également aux manettes de la confection de sa bande-son officielle, à paraître lundi.

 
 

La bande-originale d’Eden, double, comprend 23 morceaux (Daft Punk, deux des protagonistes les plus importants du film, Jaydee, Catalan FC, Angie Stone, Fankie Knuckles, Cheek, Kings of Tomorrow, Charles Dockins…) : 5 sont en écoute ici-même.

Sueño Latino Sueño Latino (Illusion First Mix)


“Je découvre ce morceau à l’âge de vingt ans, et dans son sillage tout un mouvement musical. Une révolution est en marche. Une musique sans concession, hédoniste. Elle ne repose sur aucun autre postulat que la recherche du bien-être, la communion avec le monde et les autres. Contrairement aux musiques populaires antérieures (punk, rock, etc.), elle ne comporte pas encore de message politique. Mélodieuse, avant-gardiste – le morceau utilise un sample de Manuel Göttsching, artiste issu de la scène expérimentale -, cette musique ne ressemble à rien de connu.
Avec Mia, il nous est apparu comme une évidence qu’Eden devait débuter avec ce morceau et son remix cosmique de Derrick May. Tout, depuis sa pochette fleurie et colorée, sa durée alors inhabituelle (11 minutes), jusqu’à ses multiples contrastes -robotique, planant, psychédélique- contribue à en faire l’incarnation du style musical qui célèbre le chant des machines : la techno des débuts.”

C.Dock presents Happy Song (4007 Original Mix)


“Un titre chargé en souvenirs et en émotion. New York. 1996. Kiss FM. L’émission de Tony Humphries. L’émerveillement dès la première écoute. Je trouve les références dans la playlist du maître. En rentrant à Paris, je harcèle le label pour obtenir une copie vinyle. Puis je joue le disque à la radio, en soirée, jusqu’à ce qu’il devienne rayé et inaudible. Un morceau minimaliste, simplissime. Des années plus tard, j’allais apprendre sur le tournage, de la bouche même de Tony Humphries, qu’il s’agit en fait d’un remake/ hommage d’une chanson de Nathalie Cole, This Will Be… Une voix lead haut perchée, des cœurs hystériques posés sur un rythme brut ; un piano euphorisant, une mélodie inouïe -en somme la quintessence du garage.”

Daft Punk Veridis Quo


“Un choix de Mia, que j’ai approuvé sans réserve. Pour cette scène spécifique, il nous fallait un morceau des Daft Punk plus surprenant, un titre rare, voire méconnu, apparaissant comme égaré sur un album décrié par certains pour son orientation “mainstream”. Une merveille de mélancolie disco qui colle parfaitement avec l’atmosphère générale du film et de cette scène en particulier. J’ai retrouvé ces quelques mots, que j’avais écrits il y a bien longtemps, et qui reflètent exactement ce que je ressens à l’écoute du morceau :

 

Discothérapie (extrait)
Eblouis par les spots,
et les sourires argentés,
nous faisions le deuil de notre jeunesse.
Mais nous portions aussi un regard sans complaisance,
lorsque la lumière se rallumait,
et que le chant se terminait,
sur nos meilleurs amis -
qui n’étaient rien d’autre que le reflet de nous-mêmes.”

M.K. The Mkappella


“Au début des années 90, autre découverte essentielle : un artiste, un remixeur hors norme, M.K., aka Marc Kinchen. Il rencontre un succès important avec sa version de Nightcrawlers en 1994, aujourd’hui un classique. Pourtant, il ne touche rien sur son remix. L’histoire voudrait qu’il n’ait été payé que 500 dollars pour ce titre qui se vendra par la suite en centaine de milliers d’exemplaires. Il enchaîne alors remix sur remix, toujours pour des sommes modiques, avec sa “patte” bien à lui, des voix découpées et reconstruites, des lignes de basse simples et efficaces, des riffs d’orgue ou de piano bien accrocheurs, un rythme “swing”. Puis on n’entend plus parler de lui pendant des années, il tombe dans un quasi-oubli, avant de ressurgir vers 2010, et de devenir une superstar, à la faveur d’une musique tout d’un coup devenue “tendance”, quoique plus orientée grand public. Un parcours qui n’est pas anodin, surtout si l’on songe aux thématiques du film.
Cependant nous avons choisi un titre moins connu, The Mkappella, un petit secret caché sur la face b d’un morceau qui fut lui un grand succès : Burning, sorti alors sur son propre et désormais mythique label, Area 10.”

Juliet Roberts Caught In The Middle (Gospel Revival Mix)


“A nouveau remontée dans le temps : l’année 1992. Greg Gauthier et moi sortons tout juste de l’adolescence. Nous n’avons alors qu’une envie, qu’une aspiration : faire la fête. Justement, quelqu’un (Christophe Vix sans doute) nous invite au Cirque d’hiver où se déroule une soirée inédite. La musique est 100% garage, les DJs sont Eric Candy et David Serrano (l’un et l’autre décédés depuis, emportés par le sida), peut-être aussi DJ André. Le public : gay, l’atmosphère joyeuse, ludique, chaleureuse, renforcée par un décor insolite. Nous entrons dans la salle. La foule se soulève aux premières notes de Caught In The Middle. Tout le monde chante. La salle vibre. Je garde en tête le refrain, et le hook (l’accroche) “my heart beats… beats like a drum”, pendant des semaines. Je veux tout savoir sur cette musique. Elle ne me quittera plus.
Dans le film, nous avons rendu hommage à cette soirée, ainsi qu’à ses deux DJs mythiques, les premiers à avoir joué du Garage à Paris, en France. Malheureusement nous n’avons pu tourner au Cirque d’hiver, que nous avons remplacé -avec succès, il me semble- par le Musée des Arts Forains.”

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