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Inter­view – Nico­las Godin, de Air : « Nous ne sommes pas jaloux du succès des Daft Punk… »

Publié par daftworld sur 14 Novembre 2015, 18:00pm

Inter­view – Nico­las Godin, de Air : « Nous ne sommes pas jaloux du succès des Daft Punk… »

« Je suis heureux pour eux »

A 45 ans, la star de la French touch pop-élec­tro prend le large sans Air avec un album solo qui mêle Bach à la bossa nova et au rock expé­ri­men­tal. Visite dans le studio des Sexy Boys.

Après le duo futu­riste, tu as opté pour une plon­gée en soli­taire dans le clas­sique ?

Oui, mais il faut dire que j’ai appris la musique seul en regar­dant la télé : James Bond, Amica­le­ment vôtre… C’est la raison pour laquelle je ne suis pas un excellent musi­cien. Mais bon, plein de bons musi­ciens ne font pas de bons disques.

 

Reprendre des airs de Jean-Sébas­tien Bach te fait un point commun avec, au choix: Maurane ou Sexion d’As­saut?

Je dirais Sexion d’As­saut, parce que je n’ai pas aimé le Prélude de Maurane.

 

Qu’y a-t-il de baroque dans ta vie?

Je suis versaillais, donc : Lully, le clave­cin… J’en ai joué sur le disque, j’adore ! Mais le monde du baroque est très obtus, je me suis fait envoyer chier partout.

 

Obtus et pas très propre, car on ne se lavait pas beau­coup, à cette époque…

Oui, il y avait même des valets de pisse, les femmes faisaient ça derrière les rideaux. Mon copain Sébas­tien Tellier soutient qu’on se doit d’ho­no­rer une répu­ta­tion de Français un peu crado.

 

C’est comme ça que tu élèves tes enfants ?

Non ! J’ai un fils et une fille qui ont 14 et 16 ans, et je ne sais pas ce que j’ai fait au bon dieu, mais ça se passe très bien. Ils se chamaillent tout le temps. S’ils faisaient un duo, ce serait sans doute du punk.

 

Ta femme est bassiste. Vous parlez de quoi au petit déjeu­ner?

A un moment, on s’est mis à discu­ter de marque d’am­plis, je me suis dit : là, je suis au top, je pour­rais jamais trou­ver mieux. (Rires) En géné­ral, les nanas sortent avec les musi­ciens en s’ima­gi­nant plein de trucs, alors qu’en fait, on est hyper chiants.

 

Tu as bien un petit grain de folie, quelque part ?

Moi, j’ai surtout l’im­pres­sion d’être un vrai papy. Edouard Baer, qui a toujours eu une voix de vieux, a dit à 40 ans : « J’ai enfin le physique de ma voix ! » Moi, je peux dire : « J’ai enfin le physique de mes fringues. »

 

Tu préfères avoir été fait cheva­lier des Arts et Lettres ou avoir passé des soirées avec David Bowie?

Bowie, sans hési­ta­tion. Je m’en souviens parfai­te­ment. C’était en 2007, avant un concert au Madi­son Square Garden. J’étais en train de stres­ser dans ma loge quand il a débarqué, super classe, plein d’hu­mour et de cynisme. J’étais si impres­sionné que je suis resté comme un con devant lui.

 

Et face aux Daft Punk, ça se passe comment ?

On a commencé ensemble, donc ça crée des liens. On ne se perd pas de vue.

 

Pas trop jaloux de leur succès ?

Non, je suis heureux pour eux. En fait, leur secret pour durer, c’est qu’ils ne font pas de tour­nées. Tous les soirs, tu joues les mêmes morceaux, et la jour­née, tu attends. A force, ça use.

 

Un autre artiste mondial, c’est Jean-Michel Jarre. Tu comprends le bashing dont il est victime?

Je pense que nul n’est prophète en son pays. Mais, en voya­geant, je me suis rendu compte que des tas de musi­ciens et de produc­teurs anglais et améri­cains le consi­dèrent comme l’un des person­nages clés de l’his­toire de la musique pop. C’est notre problème en France : on aime les artistes maudits.

 

Comme lui, tu ferais de la chirur­gie esthé­tique?

Je ne veux pas provoquer de chan­ge­ment sur ma nature, je crois au karma !

 

Et tu n’as pas un cheveu blanc. C’est quoi ton secret ?

C’est mon côté rouquin. Je jubile parce qu’on s’est telle­ment foutu de ma gueule quand j’étais plus jeune ! Il y a une stig­ma­ti­sa­tion des roux vrai­ment très, très dure à vivre. A l’école, c’était un enfer. J’ai vécu la soli­tude du roux, car je suis le seul dans ma famille. Heureu­se­ment, en Ecosse, je me sens bien.

 

Un film avec du Bach, c’est Shame avec Michael Fass­ben­der. La sex-addic­tion, ça te parle ?

Non. L’ad­dic­tion bouffe tout dans la vie. Et j’ai vu beau­coup trop d’ar­tistes faire de grandes chan­sons et de grandes tour­nées afin d’avoir leur dose quoti­dienne de sexe et de drogue. Tout ça pour finir bana­le­ment alcoo­liques.

 

En atten­dant, on trouve ton album dans tous les Bach ?

Elle est bonne celle-là ! C’est pour te dire que j’ai vrai­ment un ­humour de merde. (Rires)

 

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