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LES ADROITS DEVOIRS DE DAFT PUNK.PORTRAIT DES ARTISTES EN PHÉNOMÈNE HOUSE FRANÇAIS DE LA SAISON. ALBUM «HOMEWORK» VIRGIN.

Publié par daftworld sur 14 Juin 2016, 07:36am

LES ADROITS DEVOIRS DE DAFT PUNK.PORTRAIT DES ARTISTES EN PHÉNOMÈNE HOUSE FRANÇAIS DE LA SAISON. ALBUM «HOMEWORK» VIRGIN.

Apparemment, rien ne les distingue de n'importe quel groupe de jeunes de 22 ans. Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Horem Christo sont pourtant le duo du moment dans le milieu français house & techno. Et leur premier album sort dans trente-cinq pays. «Depuis des mois, les gens nous demandent: "Alors, cet album? Ce qui nous arrive est tellement gros, c'est comme un rêve. Et comme c'est un rêve, c'est pas vrai, donc pas si important.»

Leur jeunesse, les Daft Punk l'ont passée dans l'aisance (le père d'un des deux produit alors le groupe disco Ottawan, puis la Compagnie créole"), leur enfance répondrait presque aux préceptes éducatifs de la famille de Richard Dreyfus dans Rencontres du troisième type: «On a eu la chance d'avoir des parents qui nous ont laissés faire ce qu'on voulait.» L'expérience parentale en matière de show-biz est l'une des clés probables du succès du duo: «On a toujours tout écouté. Au départ, c'était surtout le rock, mais on a acheté tout ce qui était possible et imaginable dans tous les styles.» En 1992, premier groupe, Darlin': «Quand on a pris nos guitares, ça a donné un rock à la Stones, Stooges et MC5, des groupes blancs au feeling noir.» Deux ans plus tard, le chavirement house change tout dans leur musique, en 1992 ils découvrent les clubs, puis à 18 ans les raves. «Les premières soirées à Beaubourg étaient amusantes et les concerts rock de plus en plus chiants. Avec la house, les gens dansaient et paraissaient ouverts. Même dans le processus de composition, l'idée de faire danser était quelque chose qui nous intéressait.»

Lors de la mégarave Eurodisney de 1993, ils rencontrent les responsables de Soma, label écossais de techno sombre à la réputation déjà sérieuse. S'ensuit un maxi deux titres: Alive/ The New Wave. Un an après, sort le disque clé de leur carrière, à nouveau chez Soma. Da Funk/Rollin'& Scratching est typique de la dualité Daft. Sur une face, un morceau presque funk électro 80, sur l'autre une vraie cacophonie techno hardcore. Le disque, pressé à trois reprises, totalise 15 000 ventes, un score remarquable dans le monde de l'underground. C'est à partir de ce simple maxi que la rumeur est lancée: il existe donc en France autre chose que Laurent Garnier et l'équipe sophistiquée du label F. Communications.

Enchères. Dans un sens, Daft Punk représente ce qu'attendait avec impatience la sous-culture techno française: quelque chose de plus rugueux, de plus impulsif, de plus sale. Les demandes de remix affluent et le tandem commence à tourner. Lors de la rave Coda au Zénith, ils apparaissent presque caricaturaux, agressifs, leur prestation est un véritable bombast d'énergie. Cachés derrière leurs machines, ils donnent une image de self-control total, comme si les boutons des boîtes à rythmes étaient une simple extension de leurs doigts. Le public connaît déjà les hits souterrains, c'est une explosion techno, à la fois acide et fondamentalement groovy, une révélation: le premier vrai groupe techno français tient la scène.

 

En coulisse, tout le monde se demande déjà avec quelle maison de disques ils vont signer. Un tel groupe ne peut rester sur un petit label, et le timing est parfait: en 1997, les maisons de disques hexagonales ont presque intégré le phénomène techno-house. «On a pris le temps de choisir.» Les enchères montent, naturellement. Le million de francs est le chiffre fréquemment mentionné, comme celui de 20 francs par album vendu, mais le volet économique demeure tabou. «On ne tient pas vraiment à aborder le sujet, ce n'est pas la chose sur laquelle on veut insister.» Virgin décroche la timbale, et l'album Homework sort en même temps que reparaît le maxi Da Funk. Dans la jeune histoire nationale de la house, jamais groupe n'avait été porté par une telle hype. Relayé par le moindre maillon de la chaîne techno, le soutien de la communauté est total: depuis un mois, le disque passe sur Nova et FG, et depuis quelques jours les autocollants fleurissent dans le métro. Comme si tout le monde voulait que cet album soit le Dark Side of the Moon de la techno underground française.

Sommet du show-biz. «Nous avons cru que le fait de signer avec une major dégonflerait la rumeur, ce n'est pas le cas. On est carrément victimes (sic) d'un engouement général. Il y a des magazines de jeunes où tu trouves des trucs comme ce "qui est in et out et dans les in il y a "je connais les Daft Punk. Même dans le Journal de Mickey, ils parlent de nous!» Si la présomption générale est que les Daft Punk sont à l'initiative de ce système, leur attitude demeure ambiguë (sur le mode: allons dire partout qu'il ne faut pas trop parler de nous). «On se protège au maximum en tant que personnes. On essaye de casser un peu le star system en faisant des photos retouchées.» Le show-biz répond à des demandes très strictes, mathématiques: pour être vendable à grande échelle, il faut être identifiable. Quand le producteur underground américain Mad Mike se fait filmer par Arte avec un tissu sur le visage, cela a beau être censé représenter le summum de l'underground, c'est au contraire le sommet du show-biz. «Oui, mais quand Mad Mike va au supermarché, personne ne le fait chier. Même si on vend 500 000 albums, on veut vivre normalement. ça peut être flippant, mais c'est une expérience. Et ça serait bête de ne pas la tenter. C'est peut-être aussi parce qu'on a 22 ans qu'on peut le faire. A 30 ans, on péterait sans doute les plombs.».

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