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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


pedro winter ce trentenaire à succès se présente en rassembleur cool.

Publié par Anonyme sur 3 Juillet 2008, 18:00pm

pedro winter ce trentenaire à succès se présente en rassembleur cool.
« Je n'ai pas de codevi. Mon compte en banque, c'est mon catalogue, mes disques, ma réputation. » Le type qui dit ça porte un jean, des tennis et un tee-shirt Rage Against the Machine. Bouc et cheveux mi-longs, ce mètre 85 né en 1975 fait sensation chez les kids, tout comme les disques qu'il produit au compte-gouttes et les soirées qu'il organise avec son label, Ed Banger. On le dit pas trop matérialiste. Il élude : «J'ai assez d'argent pour me payer des baskets à 200 euros et louer un appartement à Montmartre.»

Des amis, Pedro Winter en a partout, du rappeur Pharrell Williams au cinéaste Spike Jonze. Lui-même aurait pu se contenter d'être le producteur-manageur le plus envié de la blogosphère (Justice, Daft Punk). Pedro Winter est aussi artiste. Sous le nom de Busy P., il s'annonce dans un mélange d'infrabasses et de guitares hardrockées. «Je suis sur une frontière, se définit-il. D'où je travaille, on peut me voir autant à Barbès qu'à Montmartre, autant à la Goutte d'or qu'à Boboland.» Sens de la formule, bon communiquant. A la snobitude de la nuit, il préfère une mémoire du détail, des visages et des prénoms, qui s'arrête juste avant la flatterie. Il commande un Vittel-menthe. Dans une heure, il part pour Aix-en-Provence. La veille, c'était Munich. Dans trois jours, Shanghai.

Enfant, sa mère, responsable presse à RTL, l'emmenait voir Johnny. Mais c'étaient les backstages qui l'intéressaient. Et, à force de monter les marches, il s'est retrouvé sur scène. Aussi simple que cela. Car Pedro Winter n'est pas un garçon compliqué. Ne boit pas. Ne fume pas. Ne lit pas. Ne se drogue pas. Pas d'emprunt. Pas de pension alimentaire (il a été marié à Nadège Winter, l'attachée de presse du corner Colette). «Je suis bourré trois fois par an : anniversaire, jour de l'an, after des Justice à l'Olympia. A 33 ans, je commence tout juste à apprécier le bloody mary. Il y a des gens qui ont besoin de marcher sur le feu. Moi, avant de me péter les dents en croquant dans un caillou, je tâte.»

Celui qui mord les cailloux, c'est son grand frère. Pedro a produit deux albums de Thomas, chanson-rock aux contours rimbaldiens. A l'arrache, entre deux hôpitaux. Depuis, Thomas Winter confronte sa déjante aux plantes (jardinier). «Le yin et le yang», résume le petit frère. Quand les parents divorcent, l'aîné (de quatre ans) suit son père, du Canada, où il est attaché culturel à l'ambassade de France, au Venezuela, où il est chauffeur de bus, pour finir à Paris, où il est toujours kiosquier. Le plus jeune s'accommode, lui, dès ses 2 ans, d'une famille recomposée. Au programme, skate, Headbanger sur MTV (du hard rock), vacances à Montréal, Metallica et Beastie Boys sur la platine.

A 20 ans, fac de droit, et le puzzle s'assemble. David Guetta lui confie des soirées au Palace. Nous sommes en 1996. Les Daft Punk sont là. Le maxi Da Funk fait fureur. Pierre Winter n'a jamais lu un contrat de sa vie. Il devient leur bras droit. Se rebaptise Pedro Winter. Daniel Vangarde, le père de Thomas Bangalter (Daft Punk), auteur de quelques scies disco dans les années 1980, lui sert de prof. Le QG, c'est une maison sur la Butte. De là, ils engagent un combat contre la Sacem. Procès, droits bloqués. Qui sont ces gamins qui veulent mettre à terre la vénérable institution ? Ils y laissent des plumes. Et Daniel Vangarde s'est exilé depuis dans un petit village au Brésil. Pedro Winter vient de quitter Daft Traxx, une des quatre structures de Daft Punk qui le salariait jusque-là. Mais il habite toujours Montmartre. «Je ne l'ai pas connu avant l'époque des Daft Punk, rappelle DJ Mehdi, premier artiste Ed Banger. Mais il est intéressant que cette proximité avec le pouvoir et l'action ne l'aient pas aveuglé. Il a évolué en ayant conscience que Daft Punk polarisait son échiquier. »Le challenge, aujourd'hui pour Pedro Winter, est d'inventer un système en réinjectant dans son entreprise la moitié de ses cachets, des soirées pour Van Cleef & Arpeels et autres ménages pour le luxe à 5 000 euros. Pourtant, au départ, personne n'y croyait. Sur Myspace, le cumul des pages des artistes Ed Banger viendrait d'atteindre 40 millions de clics. Producteur, Dj, manageur, PW cumule les rôles dans une vision transversale du business, déclinant sa marque en soirées, logos et synchros (Peugeot, Numericable pour Justice, 250 000 albums dans le monde). L'incarnation de ces «contrats à 360 degrés», qui profitent aux intéressés à toutes les étapes du processus de création (édition, production, merchandising...). «On pourrait faire le parallèle avec Richard Branson, analyse Pascal Monfort, dénicheur tendances chez Nike qui vient de créer une paire de sneakers avec Pedro Winter. Chez Ed Banger, le succès de la marque passe par le lifestyle de son boss.» Trois heures par jour sur Myspace, PW établit un lien direct avec ses fans, n'effaçant pas les commentaires négatifs. «Nous sommes dans une époque en quête d'honnêteté créative, complète Pascal Monfort. C'est ce que les gamins ressentent. Il est perçu comme un chef de bande, mais pas un chef à qui on obéit. C'est quelqu'un qui est en même temps dans l'autopromotion, en continuité du pop art. Il s'amuse avec les codes consuméristes. Et sans discours rabat-joie : il produit et pirate à la fois de la musique.» Pedro Winter:«Je n'ai aucune fenêtre sur les radios françaises, très bien. Mais, j'ai des amis sur les blogs. Je préfère être avec ces médias qu'avec ceux qui n'ont pas su s'adapter aux nouvelles manières de faire de la musique.»

Le Net c'est chouette, tant que... Récemment, le groupe Justice s'est retrouvé arroseur-arrosé après avoir diffusé un clip sur le site de Kanye West. En quelques jours, Stress fait le tour de la Toile, nourrissant la controverse à propos d'images métaphorisant mal le cliché des banlieues renvoyé par les médias. Qu'il puisse alimenter un discours extrémiste, Pedro Winter ne s'y attendait pas. «J'ai des convictions, mais il est hors de question que je les affiche. La seule chose qu'Ed Banger revendique, c'est le mélange des genres, rassembler plutôt que diviser. Je suis un pur produit de l'acceptation. Alors, ce que je peux dire, c'est que je regrette la manière dont on n'a pas communiqué. En tant que producteur, j'aurais dû les y pousser dès lors qu'ils touchaient un sujet aussi sensible. » DJ Mehdi, son témoin de mariage: « Parfois, t'as envie de le secouer. Il a tendance à voir le monde du côté des Bisounours, super naïf, la vie en rose alors qu'elle est grise. Mais cet enthousiasme, c'est ce qui lui a permis de monter son label.»

L'an prochain, Pedro Winter sortira son premier album. Ensuite ? Il restera ce chef de bande, supercopain, qui a choisi de ne pas choisir. «Parler de mon label, déjeuner avec un réalisateur de clips, jouer ce soir à Aix ou dealer un contrat, tout m'excite. J'ai juste envie de toucher la pop en conserv ant la crédibilité du milieu underground.» Grandir, est-ce forcément choisir ?

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FORDIRTYMINDS 26/08/2009 13:39

J'aime ce mec !

DaftDragonSlide 27/08/2008 12:06

Quel homme ce Pedro Winter!!!

speciial-daft-punk 09/07/2008 17:33

O ya Thomas xD sinon ton blog est exellent continue comme sa tu est le top n°1 des daft punk xD

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