Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Daftworld

Daftworld

Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


Thomas Bangalter - Gym Tonic

Publié par Anonyme sur 31 Juillet 2008, 10:42am

Thomas Bangalter - Gym Tonic
Sorti sur l'album Paradise de Bob Sinclar, ce morceau est à l'origine de l'embrouille entre Bobby et Thomas. Ce petit extrait du très bon livre French Touch vous permettra de mieux cerner la personnalité assez perverse de Bob Sinclar :

Enfant, son ambition était de devenir joueur de football ou de tennis professionnel. Mais, c'est en 1988 que Christophe Le Friant (vrai nom de Bob Sinclar) débute sa carrière de DJ. Il passe son temps entre ses platines, où il enchaîne ses premiers mixes, et dans les magasins de disques pour dénicher les perles rares.

Il devient Dj à 20 ans, notamment au Palace, sous le pseudo " Chris The French Kiss ". Avec Dj Yellow en 1993, il sort son premier maxi "Indian Vibes" au son acid jazz.. Puis, il fonde en mars 1994 avec Dj Yellow le label "Yellow Productions" qui produit Dimitri from Paris, Kid Loco, Louise Vertigo et la série "Bossa Tres...Jazz". Pour ses premières productions teintées de soul, d'acid jazz et de hip-hop, il utilise les pseudos de Mighty-Bop ou Reminiscence Quartet . Chris le Friant, leader du label Yellow veut faire un album House. Malheureusement, il n'a aucune expérience en la matière. Il a sorti quelques titres acid jazz et trip hop sur son label mais rien qui ressemble de près ou de loin a de la house. Chris file alors a Los Angeles pour rejoindre un copain propriétaire d'un studio qui va l'aider dans son apprentissage des machines . Les premiers morceau qu'ils composent sont bons. C'est de la house, un brin kitsch mais super festive et donc très efficace . Mais Chris n'est pas sur de lui " c'est la qu 'il a décidé de conceptualisé le personnage de Bob Sinclar. quitte a passer pour un clowns..."
Alain Hô, co-fondateur du label Yellow raconte : “Chris est un grand fan du Magnifique, film de Philippe de Broca dans lequel Jean Paul Belmondo campe Bob Saint Clar, écrivain un peu raté qui se la joue aventurier en mission“. On se souviendra aussi au passage que le sobriquet Bob Sinclar n'est pas sans rappeller Sinclair, le nom de scène du frère d'Hubert Boombass, Hubert Boombass qui est un pote de Chris... Cette idée de faire de Paradise un concept album anonyme va donner lieu au clash le plus fameux de la French Touch, entre deux copains : Thomas Bangalter, moitié des Daft Punk, et Chris le Friant. L'histoire commence en mars 1998. Dans le vol qui les emmene en Floride pour la Miami Winter Conference qui va sacrer Stardust, Christophe le Friant fait la connaissance de Thomas Bangalter. Chris, ancien G.O du club med, est un type qui a le contact facile, et avec Thomas, plus introverti, le courant passe immédiatement. Arrivés à Miami, la discussion se poursuit dans le restaurant de la chanteuse disco d'origine cubaine, Gloria Estefan, face à la plage, Dj Gregory, Alain Hô, Phillipe Zdar, Pedro Winter, Guy-Manuel de Homem Christo, Gildas Loaec, et par conséquent Chris et Thomas, partagent des piñacoloadas en parlant musique. “Chris était complètement admiratif de ce gamin qui cartonne” se souvient Alain Hô. La soirée se prolonge à l'hotel national, l'un des plus réputés de Miami Beach, dans la chambre de Pedro Winter. Chris travaille Thomas sur le mode : “Ca serait pas mal si on faisait un morceau ensemble“. A l'époque, pour tout ce petit monde, Chris est le manager d'un label français qui tourne bien. D'un autre coté, Thomas est connu dans le monde entier pour avoir fait trembler la planete techno avec les boucles ravageuses du premier album des Daft Punk, Homework. Mais Chris, c'est l'audace. l'ancien prof de tennis n'est pas du genre à entretenir des complexes, surtout d'infériorité. Il lui parle de l'album qu'il prépare. Un concept album dans lequel des artistes se cachent derrière le personnage de Bob Sinclar, héros moustachu imaginaire. Une sorte de compilation anonyme de morceaux produits par Chris et ses amis. L'idée amuse Thomas qui accepte de faire un morceau. En échange, il est prévu que Chris réalise un remix de Stardust pour Thomas. De retour à Paris, Chris donne à Thomas le morceau “Bad Mounthin” produit par la Motown en lui montrant un sample pour qu'il travaille dessus. Thomas se lance dans l'aventure. Pendant toute une nuit, Thomas bosse sur le morceau, dont il extrait un autre sample. Par dessus il colle la voix de Jane Fonda qu'il a récupéré sur un disque ou l'on entends l'actrice donner un cours de gym à la télévision (One, two, three, four, five, six, seven eight & back). Cette voix, Thomas l'a depuis longtemps en stock. A un moment il a meme pensé l'utiliser pour faire un maxi “spécial sport” sur son label Roulé. “Gym Tonic est né ! Quand Chris a entendu le truc, j'ai vu ses yeux s'ouvrir d'un coup“, se souvient Alain Hô qui conclut: “ce type a du flair. “. Pour se protéger, Thomas écrit trois mots sur un bout de papier qu'il fait signer à Chris. D'autant qu'il n'a pas le droit d'utiliser le sample de la Motown, ni celui de Jane Fonda, puisqu'il n'a demandé aucune autorisation. Le deal entre les deux hommes est simple. “ Tu prends le morceau. Je te donne tous mes droits d'auteur. Tu ne mets pas mon nom. Par contre tu ne fais pas de single avec.” Les choses vont vite devenir plus compliquées ...

Alain et Chris pressent des albums vinyles promo qu'ils envoient aux DJs, aux journalistes, aux labels et aux majors, quelques semaines avant la sortie officielle du disque. Jusqu'ici, tout va bien. Les DJs sont tres enthousiastes : “De toute ma vie, je n'ai jamais recu autant de feedback de la journée” , se rapelle Alain Hô. Les plus grand djs du monde envoient des faxs chez Yellow pour les féliciter et leur proposer de faire un remix. Probleme : ces dj's ne parlent pas de l'album en général mais de Gym Tonic. “Avec un morceau on est passés du petit label acid jazzeux dont tout le monde se fout, a un label qui sort le hit house par excellence.” explique Alain Hô. C'est la que les ennuis ont commencé, tout le monde nous a dit qu'il fallait faire un single avec Gym Tonic, que ca allait etre le carton du siecle“. La major Warner qui distribue les disques de Yellow, se rends compte tout d'un coup qu'elle a un hit dans son catalogue. “Et c'est vrai que si Gym Tonic était sorti en single, ca aurait été le track de la décennie, le titre qui aurait révolutionné la dance music” rigole Alain Hô avec le recul. “C'était le premier titre vraiment commercial depuis French Kiss de Lil Louis. Ce truc là serait rentré partout, meme dans les salles de gym, Ca aurait été la danse des canards.”.

Chris le Friant est mal à l'aise. D'accord, pas de single CD mais peut etre qu'un maxi passerait ... Alain et Chris tentent de joindre Thomas qui vit à Los Angeles. En vain. Ils envoient alors un fax à Pedro Winter, le manager des Daft Punk, à Paris, dans lequel ils expliquent tout. Pas de réponse. A ce moment là , le directeur de Warner, qui distribue les productions Yellow, appelle Chris et lui dit : “Tu ne te rends pas compte, c'est le billet gagnant du loto que tu tiens entre les mains” ... Chris craque et sort une série de plusieurs centaines de maxis, sur lequel il fait composer “for promotion only” mais que l'on retrouvera pourtant dans les bacs des disquaires, au moment ou sort l'album de Bob qui voit non seulement un single sortit contre sa volonté, mais aussi son nom cité dans un album qui n'est plus concept du tout, mais signé Sinclar. La récente amitié se
transforme en reglement de compte cinglant par avocats interposés. La presse commence à ébruiter l'histoire. Notamment les journalistes anglais qui se passionnent pour tout ce qui touche Stardust, et par conséquent, Thomas, de pres ou de loin .... Tout cela provoque une jolie bronca. Dave Clarke, le boss de Soma, ami de Thomas, décommande la venue de Chris dans son club en criant au scandale dans la presse. Et pour couronner le tout, les avocats de Jane Fonda décident de porter plainte.

Warner finira par sortir un Gym Tonic bis, composé par Spacedust, le Dj qui avait déjà piraté Stardust quelques mois plus tot. Ce petit producteur refait entierement le morceau en utilisant non pas le sample de Jane Fonda, maix la voix d'une chanteuse anonyme. Du coup, sans le moindre scrupule, la major sort le maxi que tous les Dj's attendent, pour en vendre des dizaines de milliers en toute légalité. A Paris, tout le monde reste persuadés que Yellow est à l'origine de ce tour de passe-passe .... “

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents