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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


L'interview de Sébastien Tellier

Publié par Anonyme sur 17 Septembre 2008, 10:48am

L'interview de Sébastien Tellier
Comment avez-vous rencontré ces deux duos de la musique électronique, Air et Daft Punk ?

Sébastien Tellier : J'ai signé mon premier contrat avec Record Makers, un label créé par Air. On n'a jamais fait de musique ensemble en studio, mais ils ont toujours fait partie de mon monde artistique. J'ai fait leur première partie alors que je n'avais jamais donné de concerts avant – ou seulement deux, au Duc des Lombards, un club de jazz, avec ma guitare et ma voix. Et voilà qu'on m'envoie en répétitions à Houston pour un premier concert à Dallas ! J'ai commencé mes trucs à moi grâce à eux, dans des conditions de rêve. Ce qu'on met 10 ou 15 ans à construire, moi, je l'ai eu tout de suite : trois semaines après avoir signé, j'étais parti sur les routes ! Quant aux Daft, je les ai toujours admirés – ils ont changé la face de la dance, quand même, c'est énorme ! Et comme avec Air, ça s'est un peu passé sans que je le décide. En fait, j'ai un rapport à la vie où je suis plutôt attentiste : je n'aurais jamais été déposé une maquette dans la boîte d'un des mecs de Air ou essayé d'écrire un mail bien senti à un des mecs de Daft Punk. Je ne fais pas ça : j'attends que les choses viennent à moi. Et Daft Punk, ils sont venus à moi en prenant une de mes chansons, Universe, pour la mettre dans Electroma (long métrage expérimental réalisé par Guy-Manuel de Homem-Christo et Thomas Bangalter alias Daft Punk, ndlr). C'était un pas vers moi, et je me suis alors suffisamment senti en confiance pour demander à Guy-Man' : "est-ce que, éventuellement, tu voudrais bien passer à la maison écouter mes nouvelles démos ?"

La connexion avec Daft Punk semblait pourtant simple : après tout, le duo s'est créé quand le guitariste de Darlin', leur première formation, a rejoint les membres de Phoenix, qui n'étaient alors que les musiciens de Air lors de leurs prestations télévisuelles... C'était le début de ce qu'on a appelé la French Touch... ?

Sébastien Tellier : J'ai découvert tous ces gens-là en même temps, et que tous se connaissaient entre eux, quand j'ai signé mon premier contrat. Guy-Man', je l'ai rencontré plus tard, en soirée : c'était la période où Daft Punk allait sortir Discovery. Je me souviens : ils avaient fait une écoute au planétarium du Grand Palais, sur les Champs, et j'étais très fier parce que j'étais assis à côté d'eux, et tout le monde venait me serrer la main comme si j'avais participé au truc, alors que je ne les connaissais pas ! Et puis j'ai recroisé Guy-Man' dans des soirées – on a des amis en commun –, et plus les années passaient, plus on était proches. Je dirais que toutes mes amitiés artistiques (dont M. Oizo, Kavinsky, SebastiAn) sont basées sur le respect de l'art. Quand je fais de la musique, il y a un moment où l'esprit décroche de la réalité, et je vois alors le monde à travers la puissance émotionnelle des choses. Et je me rends compte que c'est pareil avec les gens : certains ont un effet sur moi, me donnent envie d'aller vers eux, ce sont ceux qui ont un énorme pouvoir émotionnel, c'est-à-dire des artistes qui me prouvent leur talent.

Alors, fatalité ou facilité ?

Sébastien Tellier : Ok, c'était aussi une solution de facilité. Quand je parle de sexe, je n'ai pas envie de faire quelque chose de difficile. J'ai envie que tout se passe bien comme j'ai envie de vivre une entente amoureuse parfaite. Donc il faut que tout se passe dans la facilité. C'est vrai que choisir Guy-Man', pour moi, c'était très confortable. Travailler avec lui, c'était comme être dans une Rolls avec chauffeur : j'avais tout fait, moi, dans mon travail – tout écrit, tout composé –, et il a pris le truc en main, il s'est mis au volant et, depuis un grand canapé en cuir, je le regardais travailler en donnant quelques indications : "plus comme-ci... plus comme ça..."

Les séances n'étaient-elles pas intimidantes ?

Sébastien Tellier : Non, parce que, sous son casque, Guy-Man' est quelqu'un de très mignon, de très gentil. C'est vraiment le type de personnage... On le dirait sorti d'un dessin-animé ! C'est un peu le genre de personne à qui on a envie de pincer la joue, quand on le voit. Et c'est quelqu'un qui essaie de donner du plaisir à ceux qui l'entourent – ce qui est très rare, dans le show-business ou même dans la vie. Il a su complètement s'oublier juste pour vivre avec les autres et leur faire du bien, finalement. Il a changé la vie de pleins de gens, la mienne aussi, et n'a jamais lâché personne. Donc, ça ne peut que bien se passer avec un mec comme lui : j'étais très à l'aise avec lui, parce qu'il dégage quelque chose de rassurant, de très apaisant. Et surtout, le plus important, cette notion que tout le monde oublie : la tendresse. Guy-Man' est tendre, doux. C'est vraiment quelqu'un de bien...

On évoque la tendresse, les rapports humains. Justement, la pop électronique, les sons très synthétiques de Sexuality, sont-ils tout à fait en accord avec l'idée de l'affection, de l'amour, de la passion, et finalement du sexe ?

Sébastien Tellier : Ça m'a beaucoup apporté de faire un album sexuel. Le sexe, c'est quelque chose de très sophistiqué, qui va avec l'air du temps, avec la mode. Donc j'ai fait un album sexuel sophistiqué. Voilà. Ça ne va vraiment pas plus loin. Politics était un album sur la politique : ça dégueulait d'arrangements, il y en avait partout, il y en avait trop. Trop de fric, trop de m'as-tu-vu ; ça partait dans tous les sens parce que, comme en politique, exactement, j'essayais d'attraper n'importe qui, n'importe quel type de public : "T'aimes l'electro ? Il y aura de l'electro", "T'aimes l'acoustique ? Il y aura de l'acoustique", "T'aimes le piano ? Il y aura du piano"... L'Incroyable Vérité parlait de mon enfance, de ma famille : je suis né en 1975, donc il est très seventies. Là, il se trouve que maintenant je n'avais pas envie, par exemple, de vivre un sexe des années 70 ni un sexe des années 50, mais plutôt de parle de sexe parce que c'est le sujet qui domine tout le reste, selon moi. Et parce que, finalement, on ne peut pas aller plus loin que de parler de l'origine de la vie. Je voulais plonger la sexualité dans la vision franche que j'ai du sexe, et qu'elle existe dans un équilibre parfait entre le superficiel – comme le monde du sexe et le sexe en général – et la profondeur – nécessaire, puisque le sexe, c'est aussi l'origine du monde, c'est tout simplement la vie. Et cet équilibre, je l'ai trouvé dans une musique toute synthétique, toute gentillette, efficace tout de suite qui me parlait aussi de la beauté de l'éphémère, pas d'intellectualisme.

Mais qu'est-ce qui vous a mené à l'electro ?

Sébastien Tellier : Je suis lassé des sons de contrebasse, de guitare et même de batterie acoustiques. Bon, j'écoute toujours Still & Nash, par exemple, mais ça ne me viendrait pas à l'esprit d'écouter un album de folk d'aujourd'hui. Ni du pop-rock ni du reggae. J'avais besoin de sonorités qui parlent de la chaleur de la nuit, une sorte de moiteur, et qui apportent un petit peu de nouveauté à mon oreille : et ça, je ne l'ai trouvé que dans l'électronique...


la suite ...


Commenter cet article

Daft Mania 17/09/2008 20:14

Guy Man un personnage tout droit sortit d'un dessin animé ça c'est de la phrase Sebasien Tellier t'assure

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