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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


Daft Punk une des premières interviews

Publié par Anonyme sur 10 Octobre 2008, 23:01pm

Daft Punk  une des premières interviews
Votre premier live, c'était au Trolleybus à Marseille en Mars 95. Comment mesurez-vous le chemin parcouru depuis ?
Thomas : Tout s'est enchaîné très vite sans qu'on ait rien prévu ni calculé. Tant que ça marche et qu'on se fait plaisir, on continue. On n'a rien à perdre de toutes façons.
Avez-vous l'impression d'avoir fait des concessions ?
Thomas : Non, dans le sens où on a jamais fait ce qu'on n'avait pas du tout envie de faire. Maintenant, c'est sûr qu'on ne fait pas non plus tout ce qu'on veut. Les journées entières d'interviews, de séances photos et de promo tous azimuts, c'est le côté un peu chiant, c'est du temps en moins consacré à la musique, mais c'est quand même instructif. On essaie d'équilibrer entre les choses qu'on n'aime pas trop faire et celles dans lesquelles on s'éclate.

Quels liens gardez-vous avec Soma, votre label d'adoption ?
Guy-Manuel : Ils ont un peu les boules qu'on se soit tirés sur Virgin, c'est normal... Une page s'est tournée, mais on apprécie toujours autant le label, sa convivialité et sa qualité. Les écossais sont des gens vraiment sympas.
"Homework" constitue un sacré tournant dans votre carrière musicale...
Guy-Manuel : Cette année risque en effet d'être la concrétisation de plein de choses. On est les premiers français dans la house à avoir signé sur une major, ce qui signifie qu'on est nos propres cobayes sur une telle expérience. Tout ça exige une gestion qui va bien au-delà de la musique. On vit dans un décalage permanent, sans jamais savoir ce qui se passera ensuite...
Thomas : Depuis un an, on tourne en non-stop, pour des lives, pour la promo... On aimerait bien éviter de tomber dans le star-system mais ça n'arrête pas. On se trouve actuellement au croisement de 2 publics et de 2 marchés : l'underground et le grand public. C'est pas si évident de trouver le juste équilibre. On voudrait bien rester implantés sur la scène rave et en même temps, on n'est pas contre un certain succès commercial.



Pensez-vous pouvoir rester près du public malgré la hype qui vous entoure ?
Thomas : On espère car on garde des tas de bons souvenirs de raves dans lesquelles on a joué. Si l'on s'éloigne du public, ce sera la conséquence de notre popularité : ce n'est pas nous qui l'auront voulu, mais le public justement. Nous on a jamais rien fait pour toute cette hype.
On sent sur "Homework" une certaine ligne directrice, un son homogène et pourtant vous défendez d'un construction intentionnelle, d'un concept précis...
Thomas : On n'a pas réfléchi au style qui ressortirait de nos morceaux. On n'essaye surtout pas d'intellectualiser ce qu'on fait, on compose toujours le plus naturellement possible.
Guy-Manuel : Le trait d'union entre les morceaux, c'est un son bien particulier, notre son. Techniquement, on a toujours cherché à obtenir un rendu super efficace à ce niveau.

Vous recherchez avant tout l'impact dance-floor ?
Guy-Manuel : Pas uniquement sur un long format, même s'il est vrai que notre motivation première est de produire de la musique de danse. L'album a été envoyé aux principaux DJ's de la planète, on espère qu'ils prendront le maximum de plaisir à la jouer et à faire danser les gens avec.
Thomas : Ce qui est clair, c'est qu'on n'a pas conçu ce disque en fonction de ce qu'attendait le public. Les gens qui l'achètent peuvent bien danser dessus comme ils veulent, l'écouter comme ils veulent... A la rigueur ce n'est pas notre problème ; nous on fait juste la musique qu'on aurait envie d'entendre.

"Teachers" constitue l'énumération comique des artistes qui vous ont influencé. Faut-il considérer ce titre comme un hommage ?
Guy-Manuel : Les journalistes le voient comme un hommage, pour nous il s'agissait plutôt d'insérer dans l'album des remerciements sonores, si possible de la manière la plus délirante qui soit.
Ashley Beedle, que vous citez dans ce morceau, a dit qu'il rêverait de faire partie des Daft Punk...
Thomas : On ne peut tout de même pas travailler avec tous ceux qu'on respecte ! Pour l'instant, on fonctionne très bien à deux et il n'y a pas spécialement d'artiste avec qui on envisage de collaborer dans l'immédiat.


Curieusement, alors qu'on est en plein délire cyber(nétique) et techno(logique), vous donnez aux visuels d' "Homework" une image très rock-à-billy, très boisée... Qu'avez-vous cherché à
préserver ?
Thomas : On n'adhère pas du tout aux clichés du type "spirales" qui abondent dans la techno, de même qu'on ne ressent pas particulièrement le besoin de vouloir évoquer le futur.
Guy-Manuel : Le côté white labels et images fractales, c'est marrant, ça repose sur un bon esprit... Mais ça ne mène pas bien loin. L'image qu'on veut transmettre ne ressemble pas aux visuels techno en général. On aime beaucoup la science fiction et les jeux vidéo mais on veut donner un côté acoustique et authentique à notre musique. C'est peut-être parce qu'on vient du rock...
Vous êtes ce mois-ci à la une du magazine anglais Musik, où l'on vous voit en grenouille et marcel sur fond de Notre Dame. Le cliché frenchy ne vous agace pas un peu ?
Thomas : L'important, c'est de ne pas se prendre au sérieux. Ce n'est qu'un délire. L'industrie mondiale du disque et la presse qui en découle ont besoin d'une image pour créer une bonne aura. Les anglais jouent sur le fait qu'ils nous considèrent comme les ambassadeurs du son français. C'est probablement parce qu'ils n'entendent pas beaucoup d'artistes hexagonaux jouer chez eux. En tout cas, nous on ne se sent pas du tout représentatifs d'un son français, on n'a jamais essayé de retraduire dans notre musique ce qu'on entendait autour de nous.

Votre plus grand souhait musical ?
Guy-Manuel : Que le maximum de gens dansent ensemble sur toute la planète, que cette musique prenne des proportions universelles. La techno et ses dérivés ont des vertus thérapeutiques, alors que les gens se lachent dessus. One nation under a groove !


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DaFt Mania 13/10/2008 18:31

merci Jamel pour ces interviews je c pas comment vous le ressentez mais pour moi les années 90 et la naissance de la French Touch c'est équivalent à la révolution française ( sans exagération ) avec la diffusion de la music française et de la music tout court à travers le monde toute cette génération qui nous procure autant de plaisir cette génération d'artiste qui à travers la musique nous font voyager et rêver. La French touch ce n'est pas une music qui transmet un message concret c'est à chacun de la percevoir comme il le sent et selon les humeurs. Quand on écoute Digital Love par exemple on ne ressent pas tous la même chose. Moi quand j'écoute Fred Falke j'ai l'impression d'^tre sur la plage avec les copains dans un pays lointain et peu importe le pays et c'est ça la French Touch peu importe d'oû tu viens peu importebon je contienurai plus tard mais c'est vraiment ça la french touch c'est presque une religion.

daftmania 13/10/2008 18:25

plus que des Dj ou des musiciens ce sont des hommes politik d philosphe et une blanche colombe

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