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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


Daft Punk une des premières interviews

Publié par Anonyme sur 10 Octobre 2008, 23:03pm

Daft Punk  une des premières interviews
Blah Blah : Bonjour, l'album dont j'ai un exemplaire entre les mains est le bon ou c'est deja un bootleg ?

Daft Punk : Non, c'est la bon, l'officiel, mais des pirates, il en existe. On pense qu'il doit circuler cinq mille copies de Music, la face B du single Da Funk. Les allemands sont tres content car ils prennent ce piratage pour de la promo gratuite et Daft Punk s'est retrouve classe dans un hit parade de DJ alors qu'il n'y a theoriquement pas de disques en vente. Les bootlegs n'existent que parce qu'il y a une situation de demande et, en face, un manque de materiel. Dans la techno ou la house, le disque pirate n'est pas un principe comme dans le rock. Dans cette musique a evolution rapide, on fait un tirage qui doit amortir les couts et laisser un peu d'argent puis on passe a autre chose, sans chercher a presser plus. C'est le grand principe de base de la techno, une musique qui vient de l'indé ; par cette attitude presque anticommerciale, elle déjoue les principes capitalistes des majors.

BB : Comment percevez-vous la battage qui règne autour de Daft Punk ?

DP : Tout ce cirque est en partie dû a la presse anglaise qui a fait beaucoup de battage pour deux singles, très bons mais quand même. On s'est retrouvés un peu génés et mal à l'aise ; on était assaillis de demandes d'interviews et comme ça ne menait pas très loin, on a fini par arrêter de parler aux journalistes. Maintenant que l'album sort, on peut au moins s'expliquer sur une base concrète.

BB : Quoi qu'il en soit, la rumeur va continuer, sur son élan, encore un petit moment avant de s'éteindre.

DP : Oui, et ça prouve la puissancedu réseau indépendant de cette musique, des connections entre les pays et des sauts de frontières. Pour en revenir à ce qui se passe avec Daft Punk, lorsqu'on a décidé de signer avec une major, on savait bien qu'on serait "récupérés", mais nous avons exigé un contrôle total sur nos affaires, ainsi que sur les sons et les visuels. C'était la condition de notre récupération.

BB : Est-ce que tout ça, c'est de l'ordre de la blague, un pied-de-nez au système ?

DP : Non, on prend cette affaire Daft Punk très au sérieux ; ce qui nous amuse, c'est le tintamarre fait autour, le plus souvent par des gens qui n'ont pas entendu une seule note ; ou encore ceux qui délirent à coups de superlatifs, à la vision d'un morceau sur une compilation, les plus chanceux ayant peut-être vu la pochette d'un 45 tours ! Oui, vu comme ça, c'est une bonne blague, mais que vont-ils ajouter maintenant qu'il y a un album ? Pour en revenir aux choses sérieuses, on a voulu et obtenu un contrat qui nous arrange, donc on va respecter cet accord et en même temps, on s'en fout un peu. La demande est telle !

BB : Sur Homework, les compositions sont récentes ou anciennes ? Vous avez pioché dans un stock qui va vous permettre de sortir trois triples ?

DP : Non, elles sont toutes récentes, excepté un live et les morceaux déjà connus. En ce qui concerne la réserve, il n'y a rien de bon à exploiter ; on a un stock mais si ce n'est pas public, c'est que ce n'est pas parfait. On n'est pas obsédé par les enregistrements et n'immortalise pas les soirées où on fait de la musique.

BB : La philosophie Daft Punk peut-elle se résumer en quelques mots ?

DP : Musicalement, d'avoir fait l'album comme on a toujours procédé, en autonomes et sans se prendre la tête. Toutes les chansons ont été réalisées à la maison, dans un home studio ultra basique. Je sais que ce genre d'affirmation devient un peu le style de tous les musiciens, mais dans notre cas, il n'y a eu aucun artifice en plus, c'est du home made et c'est tout. C'est la philosophie Daft Punk, ce petit rien du tout en plus, qui rend notre comportement logique par rapport à la major. D'ailleurs les fameuses avances dont parle la presse nous auraient permis d'enregistrer notre album dans un île ou dans un super studio, mais ça n'aurait rien changé. Pour nous la notion de démo n'existe pas. C'est une niaiserie de penser qu'il faut d'abord enregistrer des morceaux mal faits pour ensuite, avec plus d'argent, les faire mieux. C'est stupide.
De plus, toujours afin de définir notre philosophie, Daft Punk est une paire d'individus qui ont écouté beaucoup de musiques et pas seulement de la techno, même si la notre est de toute évidence plus proche de ce côté là que du côté heavy metal. En signant avec un label un deal international, notre volonté était de partager avec un grand nombre de gens notre amour de cette musique, que nous avons transcrite à notre manière avec Homework. Nous n'avons pas une attitude élitiste ; notre démarche est très simple et nous voulons nous effacer devant la musique.

"Daft Punk" (punk stupide) est en fait le qualificatif employé par la presse anglaise pour exprimer le peu de crédit qu'elle accordait à la musique de Darlin', le premier groupe de Thomas et Guy-Manuel.
Un mot sur la pochette qui est bien réalisée : elle est représentative du concept global que le groupe veut donner de lui. Bravo ! Il y a un vrai contrôle d'où la mégalomanie est totalement absente.
Daft Punk est un rêve d'adolescents qui ont pris à bras-le-corps une passion et se retrouvent aux commandes d'une entreprise. Leur musique est apparemment facile et libre d'accès. Je suis intimement persuadé que tous ceux qui écouteront enfin ce disque ne douteront plus que la musique soit un jeu d'enfant !
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