En 2017, ils ont explosé avec leur tube « Be Mine ». En 2018, ils ont confirmé avec leur autre opus « Katchi » et son enivrant gimmick « Doo-wop-a-doo-wop ». Dans la nuit de ce samedi 21 juillet, les Parisiens Dorian Lauduique et César de Rummel, alias Ofenbach, vont débouler à Kerampuilh avec la ferme intention de transformer le pré des Charrues en dance floor géant. Entretien avec Dorian, exalté avant ce concert carhaisien !
Ofenbach, sur la scène des Charrues, ça va ressembler à quoi ?
En fait, on est très excité par cette date ! On a préparé spécialement notre premier live show. C’est une exclu pour les Charrues ! On a construit pour l’occasion un décor. Sans tout dévoiler, on s’est projeté dans l’esprit des Daft punk et de Justice avec d’énormes amplis. On a préparé beaucoup de surprises. Après les Charrues, ce show tournera partout en France, y compris à l’Olympia. Donc ce samedi à Carhaix, c’est vraiment une date qui va compter pour nous !
Ceci dit, les grandes scènes vous commencez à connaître puisqu’on vous a vu lors du concert d’ouverture de la finale de la Ligue Europa cette année (OM-Atlético Madrid) : quel souvenir vous gardez de cet avant-match ?
C’est vrai que ce concert-là était incroyable. Il y avait plus de cent danseurs, des feux d’artifice qui explosaient de partout. C’était vraiment top : nous, on adore ce genre de show spectaculaire. C’est même ce qui nous excite le plus. On veut partager ça avec le public.
Ce que vous avez partagé avec le public, c’est votre tube « Be mine » sorti en 2016 et qui a cartonné ? Y a-t-il un avant et un après « Be Mine » pour vous ?
Oui, c’est clair. « Be mine » nous a amené notre premier succès commercial. C’est le titre qui nous a fait connaître du grand public et donc ça a changé beaucoup de choses. Mais c’est aussi la première chanson dans laquelle on a pensé à mêler du rock, du blues… avec le son électronique. C’est notre premier single deep house. C’est vraiment avec « Be mine » qu’on a trouvé notre son. C’est de là qu’est venu « Katchi »
Oui, vous avez vite enchaîné avec cet autre gros tube « Katchi ». Son enivrant gimmick « Doo-wop-a-doo-wop » vient d’un morceau de Nick Waterhouse. Comment s’est monté ce single ?
C’est à la base effectivement une chanson de Nick. Pas mal de gens pensent que c’est un titre des années 60 parce qu’il sonne un peu vintage mais pas du tout. La chanson date de 2015 et était plutôt peu connue. Nous, on l’adorait. On s’est dit qu’il fallait qu’on fasse quelque chose avec Nick. On l’a contacté et il a dit OK. Ce n’est pas vraiment un remix puisque Nick y a rechanté les couplets et on a fait des arrangements spécifiques. On a tous été contents du résultat.
On voit que vous puisez dans divers registres pour créer votre musique. Quelles sont vos influences profondes ?
C’est vraiment le rock pur et dur. Il y a quelques courtes années, on était encore dans les caves de nos maisons à faire des reprises des Stones, d’AC/DC… des grands groupes de rock. On a baigné là-dedans avant. Ça fait trois ans vraiment qu’on fait de l’électro.
Et dans cette programmation des Charrues 2018, y a-t-il des groupes dont vous êtes fans voire des titres que vous aimeriez remixés ?
Il y a un groupe avec lequel on travaille pour notre prochain album mais, pour l’instant, c’est secret. Je ne peux rien vous dire… Juste que c’est un des grands groupes de la prog’des Charrues.
Votre album sortira quand ?
Il sortira en fin d‘année ou début d’année prochaine. On y travaille depuis deux ans. C’est long mais on veut que chaque titre y ait sa place, qu’il y ait des cohérences.
Ce soir, c’est donc les Charrues. Vous connaissez le public breton ?
Oui, on a déjà fait Bobital. On espère que le public de Carhaix sera le plus chaud possible et qu’il appréciera notre show exclusif pour eux. S’ils en sortaient convaincus, ça serait top !
Ofenbach en concert dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 h, sur la scène Glenmor
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