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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


LE CINEMA DES DAFT PUNK

Publié par Anonyme sur 17 Septembre 2008, 20:45pm

LE CINEMA DES DAFT PUNK
Avez-vous vu Brown Bunny, de Vincent Gallo; Le Tango du diable, de Béla Tarr, ou des oeuvres de Monte Hellman?

Ce sont des films extrêmes et radicaux sur la solitude auxquels on pense en regardant Electroma.
Thomas Bangalter: J'aime beaucoup Monte Hellman. Notamment Macadam à deux voies. Nous adorons tous les deux Brown Bunny. A l'époque, il s'était fait descendre au festival de Cannes. C'est un film qui a dû nous influencer dans la démarche intimiste et libre. Vincent Gallo a une façon personnelle d'exprimer des sentiments différents avec le cinéma. J'aime beaucoup l'idée que dans un format de 90 minutes, on n'a pas encore tout raconté et qu'il reste des idées à créer. On n'a jamais vu un film de Béla Tarr mais je connais juste de nom. Je sais qu'il a connu quelques difficultés sur L'homme de Londres et qu'il l'a réalisé en Corse.

Vous aimez un cinéma très mélancolique?

Thomas Bangalter: Non, nous avons des goûts beaucoup plus ouverts que ce que l'on peut croire en regardant Electroma. On ne se passe pas THX tous les jours. Electroma s'apparente essentiellement à un exercice de style. Le cinéma nous intéresse dans toute sa diversité et on y reviendra avec des sujets totalement différents d'Electroma. Nous sommes sensibles à tout même si on aime par-dessus tout les plans-séquences, l'intensité qui naît dans la durée du plan étiré à l'infini. Tout ce qui peut amener le spectateur à vivre une expérience dans le temps et la durée, loin des conventions. On préfère ça aux films avec un montage très cut. Parfois, les choses sont filmées sans nécessairement qu'on les voit. On annonce parfois des grandes scènes de combat et on ne voit rien.
Guy-Manuel de Homem-Christo: Je pense à Transformers par exemple que j'ai vu récemment. Le film m'a intéressé, simplement pour la série et parce qu'il y avait des robots. Et on ne voit quasiment rien. J'ai été très déçu.

Lors des réalisations de vos clips, est-ce que vous interveniez dans les choix artistiques?

Thomas Bangalter: Nous sommes arrivés au moment où, en France, on voyait essentiellement des clips dans lesquels les artistes chantaient face à la caméra et rien de plus. Nous avons poussé tous les réalisateurs avec lesquels nous avons travaillé à faire des clips différents, à utiliser notre musique comme la bande originale d'un court métrage. Aujourd'hui, l'imagerie du clip s'est développée. Et l'idée de faire des clips esthétiquement barrés n'est plus très originale. A l'époque, c'était moins le cas. C'est encore plus spécifique avec le clip de Da Funk, réalisé par Spike Jonze, qui tel quel peut être considéré un court métrage. A l'époque, Jonze n'incluait de dialogues dans son clip vidéo. Quand on le regarde bien, le clip de Da Funk est d'une tristesse absolue, presque macabre.

Vous avez beaucoup travaillé votre image. Ne serait-ce qu'en ne révélant pas vos visages au public pour conserver l'anonymat.

Guy-Manuel de Homem-Christo: Pour les clips, nous n'avons travaillé qu'avec des réalisateurs dont la personnalité nous correspondait. Nous ne nous sommes jamais forcés. Ils dirigeaient nos clips mais on partageait de temps en temps la direction artistique. On n'avait pas à imposer notre jugement sur les parti pris d'un réalisateur. Généralement, il arrivait avec plein d'idées qui allaient dans un sens qui nous convenait; donc, on le laissait s'exprimer. On n'a pas un ego suffisamment fort pour se brouiller là-dessus.

Thomas, vous avez participé tout seul à des bande-sons de films. Qu'est-ce que vous retenez de cette expérience?

Thomas Bangalter: J'ai réalisé la bande-son d'Irréversible. J'aime beaucoup réaliser des soundtracks mais il faut absolument que le projet soit stimulant. Autrement, c'est impossible. Il faut aussi que l'expression musicale soit au service du film. Pour Irréversible, j'ai procédé de manière différente. J'ai vu le film avant. Et c'est ensuite que j'ai composé les morceaux en cherchant à coller au résultat. Le son lancinant et inquiétant que l'on entend lorsque Cassel et Dupontel cherchent le violeur dans la boîte gay SM m'a été imposé par Gaspar Noé qui voulait que j'utilise ce bruit d'oscillation. C'est le genre de petite manipulation qu'il aime.

Que retenez-vous de la collaboration avec Leiji Matsumoto sur Interstella 5555?

Thomas: L'envie folle de travailler avec lui. C'était notre rapport à l'enfance. J'ai co-écrit le scénario et les musiques sont basées sur l'album Discovery.
Guy-Manuel: La tonalité de l'album est très proche de l'enfance, très nostalgique. Ça convenait parfaitement pour un film d'animation.
Thomas: Quand j'étais enfant, j'écoutais beaucoup la musique des dessins animés. Genre Albator, Goldorak. Indirectement, cela m'a sans doute influencé.

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Wowienne 18/09/2008 19:48

Y a pas a dire, vive Daft Punk XD

Daft Mania 18/09/2008 17:51

de vrais artistes qui s'adaptent à n'importe quelle situation.

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