Avez-vous souffert de cette période où vous étiez considérés comme des calculateurs qui marketaient tout ?
Thomas : Non, parce qu'on n'attendait rien de personne. Nous étions juste en désaccord avec ceux qui émettaient cette idée.Aujourd'hui, j'ai le sentiment qu'il y a un retournement massif. Le public valide plus que jamais notre démarche. C'est en cela que nous sommes avant-gardistes, dans l'idée de ne pas être compris, au moment où nous faisons les choses. À leur sortie, chacun de nos disques a relativement été mal perçu. Le premier album, c'était la signature avec une major, le pacte avec le diable, la fin de la techno underground, ce qui est peut-être vrai. Quoi qu'il en soit «Homework» s'est imposé comme un classique. Idem avec «Discovery», de mauvais goût, niais avec des dessins animés, qui est devenu un modèle de pop électronique. Enfin il y a eu «Human After All», ni agréable, ni joyeux, répétitif et brutal, un peu comme du Alan Vega.Un disque dark, anti-consumériste, sans promotion, sans interviews, sans obscénité marketing, sans tout ce système un peu destructeur. Et puis, avec le live on a regagné en pertinence et trouvé une résonance avec le public. (Trax Magazine : Novembre 2007)