Mais il a fallu se rendre à l'évidence, que ça allait être dur... on est donc retourné dans la salle d'attente. vers 20h, L'Olympia est moyennement rempli à l'heure où la première partie débute, à savoir des reprises de musiques de films (Georges Delerue, Ennio Morricone, Alexandre Desplats) par trois violons, un violoncelle et une contrebasse. Ecoute polie d'une salle à moitié vide qui attend la bête. le show finit je file m'acheter une demi pour boire à la santé de Tellier je fait un peu mon bulldozer pour passer lorsque soudain une petite bouille familiaire apparait dans mon champs de vision et là qui voilà???? Skullio du french touch forum ( dixit after de justice techo parade). je refais donc le bulldozer pour qu'ils puissent profiter lui et sa cherie de notre place! enfin 21h, les premières notes de Kilometer se font entendre alors que la salle est désormais bien garnie. Je lève donc mon verre en lui scandant " à la tienne, on t'aime tellier!". Les lumières nous font découvrir un Sébastien Tellier d'emblée magnétique dans son costume gris, derrière ses lunettes, sa barbe et ses longs cheveux. On assiste à un concert ou l'artiste est ici génialement fascinant. Après le buzz de l'Eurovision, sa géniale apparition à la Méthode Cauet, et sa performance à la Cigale, on redécouvre Tellier musicien, artiste qui veut être pris au serieux. Dans toute sa splendeur. Magnétique, charismatique, séducteur, envoûtant, fou, le tout dans une sobriété quasi minimale. Une main dans les cheveux, un doigt qui recale les lunettes sur le nez, une mimique, un mouvement de tête, quelques petites phrases ( beaucoup moins fréquentes que dans ces anciens lives malheureusement ) aussi absurdes que le personnage. "Maintenant, je vais vous parler du Mexique. Ce peuple si brave et pourtant si disgracieux physiquement." Et d'enchaîner sur League Chicanos. Enorme concert, donc, dont on retiendra facilement Roche, Divine - forcément, L'amour et la violence - sublime Sébastien allongé langoureusement sur son piano - accompagné par le public sur cette chanson, et Les rappels sont simplement jubilatoires. Le 1er sur Sexual Sportswear, on voit apparaître pour la première fois de la soirée deux danseuses sur le devant de la scène. Jean et t-shirt blanc. Déhanché nonchalant, absence totale de chorégraphie. Décalé. Comme le reste. Tellier arrive sur scène au bout de 4'. Passe, met une main au cul de la 1ère danseuse. Pousse quelques gémissements tantriques dans le micro. Pose. Se barre. Enfin, le 2e rappel s'ouvre sur l'énormissime Dolce Vita (reprise de Christophe), balançoire posée au milieu de la scène. Confusion des genres ou "Heureux hasard" frivole, libertin, inspiré d'un Fragonnard rococo . Rappelons seulement que son dernier album s'intitule Sexuality. Que ladite Dolce Vita est une reprise de Christophe, autre dandy au magnétisme sexuel non démenti et à la démence artistique consommée. La boucle est bouclée. Il ne manquait sur scène que Fragonard finalement. Il subsiste des génies en France. Je peux dormir tranquille c' était mon passage préféré , avec la DOLCE VITA, ou perché sur sa balançoire Tellier fut bien émouvant.... Personnage fascinant, artiste génial, musicien talentueux, Sébastien Tellier aura envoûté l'Olympia pendant plus d'une heure et demie. Gros bémol - c'est le cas de le dire - par contre pour deux trois lourds qui scandaient des phrases débiles du style "a poil Tellier", le public, majoritairement bobo trentenaire, peu enclin à la communion gestuelle et sonore. Plus irrespectueux qu'autre chose . Un peu dommage lorsque l'on sait que sa perfomance était filmée...
Fin du concert on s'est empressé avec Julien de filer à l'entrée des Artistes... On a attendu une heure à peu prés jusqu'à la fermeture dans le flou totale mais sans succés. nous sommes donc rentré à la maison, déçu. je n'ai appris que le matin que les daft avaient bien été là et qu'ils sont sortis comme tout le monde par la grande porte, en prenant leur temps comme si de rien n'était. Ils sont trop fort ! Ce n'est que parti remise...