Ils enfoncent le clou en 2006 en réalisant leur film-concept Daft Punk's Electroma, dont ils signent également le scénario. Le film montre durant 1h14 la quête de 2 robots voulant devenir humains. Sans dialogues, le film est une succession de longs plans-séquence, avec des paysages magnifiques, le tout soutenu par une bande-originale composée par Steven Baker et qui inclut des titres 70's et Universe de Sébastien Thellier. Le thème principal du film est très cher aux créateurs. C'est l'opposition de l'humain au robot, avec une critique sous-jacente de l'omniprésence de la technologie dans notre société actuelle. Car l'homme est devenu tellement dépendant des machines que la frontière est de plus en plus ténue entre les deux. Le film traite aussi de la tolérance et de l'acceptation de soi tel que l'on est, robot ou humain. Très marginal, le film a été présenté à Cannes, et a été projeté dans une salle à Paris, LeCinéma des Cinéastes, 7 avenue de Clichy 75017 Paris. Car même si le film reprend l'univers Daft Punk sans la musique, même si ce n'est pas un Interstella 5555 bis, et même si c'est un film au budget limité proche d'un film de fin d'études (beaucoup le comparent à THX 1138 de George Lucas), l'approche esthétique de ce premier film vaut la peine de le voir et laisse augurer de futurs projets très intéressants. Du moins, nous l'espérons !
Parallèlement, le groupe a su jouer de sa (non)-notoriété pour diffuser leur merchandising par petites touches, toujours originales. On va du set de 5 figurines de Intestella 5555 (Arpegius, Baryl, Octave et Stella opposés à Shep), à 55¤55, à la table basse créée pour Habitat, en passant par les deux séries de figurines Real Action Heroes. La première série de 2 figurines, éditée en 2002, . La seconde série, sortie le 31 mars 2006, reprend le même principe, mais avec les costumes de Human After All, que l'on retrouve dans Electroma.