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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


Interview de Play Paul

Publié par Anonyme sur 2 Février 2009, 17:44pm

Interview de Play Paul
C'est en me promenant sur le net que je suis tombé par hasard sur des interview de Play Paul, DJ, Producteur, Chanteur, Live Performer, mais aussi petit frère de Guy-Manuel de Homem-Christo ... oui, un des deux robots français connus all "around the world". Play Paul n'est pas tellement bavard, pas tellement promo, pas tellement "langue dans sa poche" et c'est pourquoi je remercie Futuria & Kidz by Colette de nous avoir permis d'utiliser ses interview afin de les partager avec vous !

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Avec 3 releases sur les label gigolo, kitsune et black jack durant ces 3 derniers mois,le producteur francais Play Paul est devenu subitement omnipresent dans la scene elctronique mondiale.
Son dernier titre "Bounce" ne fait qu ' acroitre sa reputation et il est enchanté de son nouveau succes.

PP : Personellement, je ne cherche pas a etre connu ou gagner de l'argent.
Je suis quelqu'un de paresseux, du moment que j'ai assez d'argent pour me nourir et sortir en boite, c'est tout ce que je veux.
-- Pas etonnant que son but n'est pas l'argent avec un nom comme DE HOMEM CHRISTO... (Qu'il partage avec son frere guy-man des DAft Punk)

PP : Je ne sais pas si les daft punk ont toujours autant d'ambition...
C'est juste qu'ils font la musique qu'ils veulent... et ca devient tres grands !

Ce qui d'ailleurs en est de meme pour ce nouveau son 'Bounce"

PP : Je travaillais sur une autre musique et j'en ai tellement eu marre de l'entendre en boucle que j'ai decidé de chercher des nouveau sons...

PP : J'ai comencé a joué avec mon synthé pour chercher des sons interessant, puis un jour c'est venu !
Après avoir trouvé la melodie principale du morceau j'ai rapidement trouvé la drum, la bassline et les vocals.
J'ai fait cette musique en quelques heures.

Malgré sa paresse, il a fait quelque chose de bon, gagnant le support de dj hell (gigolo) ainsi que des encouragement de laurent garnier pour "Bounce"
Il grimpe alors tres vite comme l'a fait son frere cependant il reste assez distant entre eux.

PP : Les choses ont toujours été trés claires entre nous, guy-man fait son boulot, sa musique et moi je fait la mienne.
Le seul lien que nous avons c'est simplement que nous sommes frères c'est tout.

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SKRUFF : Commencons avec "Bounce", quel a été le processus pour signer ce titre ?

PP : J'ai tout de suite vu que ce titre pouvais aller loin alors j'ai contacté un amis (fred de "set recordings")
Il m'a repondu le lendemain en me disans qu'il voulais sortir ce titre.
J'ai signé en decembre 2003 et le titre sort seulement maintenant.
C'est toujours pareil, tu fait des musiques et ca prend des années pour les sortir.
Par exemple LA LA LAND a été fait en été 2002 il y ' a 3 ans et il est sorti sur gigolo en avril...

SKRUFF : As tu fait d'autres musiques depuis ?

PP : Oui j'ai signé un titre sur kitsuné (Yesterday, today, tomorrow) il est sorti en fevrier sans aucune promotion.
Il s'est vendu a 2500 exemplaires. Apres on fera une promotion complete.
J'en ai fait un autre sur black jack (Once you go) et puis love song sur gigolo et enfin lala land aussi sur gigolo.

SKRUFF : Bounce ressemble un peu a du Black strobe... Est -ce que tu t'identifie un peu a ces artistes francais ?

PP : Avec black strobe ? Pas vraiment. Je vais toujours en soirée ou ils font leurs set mais je me contente de lever la main et de dire "salut"
Je n'ai jamais rien fait avec eux.

SKRUFF : Ce titre "Bounce" porte la notion "Daft punk familly" en reference a ton frere guy-man.
Quelle diference d'age y a t il entre toi et lui ?

PP : Il a 31 ans et moi 28

SKRUFF : Quest ce que tu faisait avant de faire de la musique ?

PP : J'ai fini l'ecole en 1995 puis je suis allé en université sociologique pour quelques mois et j'ai tout arreté parce que mon frere mixait en boite le dimanche et je voulais etre la.
J'avais plus envie d ' étudier, alors j'ai commencer a travailler comme journaliste pour un magazine de musique francaise pendant un an.
J'ai commencé a produire en 1997, mon premier release sous le nom de "buffalo bunch" (Scratché 701)
Professionellement je suis entré dans le monde de la musique en 1998

SKRUFF : Est ce que tu mix beaucoup ?

PP : Pas beaucoup mais de plus en plus a cause de "gigolo".
Ils m'ont trouvés 2, 3 dates par mois.
Je vais pouvoir faire des set electro mais je pense que ca restera de la house commercial ou de la disco house parce que le francais perfere ca.
Je chante aussi un peu tout seul et chaques fois les gens trouvent ca bizarre que je me cache pas derriere mon micro, je chante proprement !

SKRUFF : Gigolo est un label allemand, tu t'aprète a t'exporter en allemagne ?

PP : J'adore paris, ma famille, mes amis et travailler ici, j'aime la nouriturre francaise et le vin francais, c'est trop dur d'aller ailleurs.
J'aime bien aller a berlin pour quelques mois parce que j'aime bien cette ville mais je pense pas quitter paris parce que je suis bien ici.
Berlin c'est cool mais le temps est pas terrible, il pleut souvent.

SKRUFF : Quelles sont les influences de boites a paris en ce moment ?

PP : Le house comerciale, les dj americain, internationnaux, mais je vais pas dans ces boites, j'y suis jamais vraiment allé.
Je prefere faire des soirées qui bougent on les appelent "Hype parties", las bas on ne croise que des journalistes, des designers, musiciens et autres fashion people.
La meilleure musique pour moi c'est la musique electronique. Sinon ya une boite a paris quis'apelle "le pulp" c'est sympa.

SKRUFF : Est ce que les états unis t'interessent pour faire une tournée ?

PP : Pas vraiment. Peut etre simplement parce que les francais ne sont pas bien accueillis la bas depuis la guerre en irak.
Ca crée beaucoup de problemes pour les francais. Par exemple laurent garnier a lutté avec l'ambassade pour avoir un visa, c'est fou !
J'ai aimé aller a new york parce que j'y avais jamais été mais j'ai pas aimé chicago du tout.
Je suis aller a las vegas aussi en vacances ainsi qu'a miami pour le "winter music conference" en 1999

SKRUFF : Et t'as pas aimé la conference ?

PP : En fait, j'ai pas joué là bas, la seule fois c'était a chicago, et les gens etait hypnotisés, ils dansait et se regardait sans aucune reaction...
Je pense parce que c'etait de le musique commerciale. Et ca ne m'interesse pas vraiment de faire une tournée aus etats unis parce que je ne m'y sens pas en securité.
Si les francais sont allergiques aux americains ils ont leurs raisons...
On m'a dit qu'a new york, les gens sont fous et completement differents de tout le reste des USA comme a paris comparé a la france.
Peut etre un jour j'irai joué a new york mais ce n'est pas une priorité.

SKRUFF : Qu ' est ce que tu pense de l'angleterre ?

PP : C'est le meilleur endroit pour jouer... Angleterre et Ireland
J'ai joué en Ireland et ils sont fou la bas, l'audience britannique est la meileure !
J'ai joué aussi a Chibuku a Liverpool avec etienne de crecy et c'etait cool !
J'adore aller en angleterre c'est toujours axcellent et les gens sont callé au niveau musique, ils reagissent tellemnt bien !
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Bonjour Play Paul, pourrais-tu te présenter en quelques phrases pour tous ceux qui ne te connaissent pas ?

DJ, Producteur, Chanteur, Live Performer Parisien de 31 ans.
Bientot 10 ans de carrière. Au fil des ans j'ai sorti des maxis sur des labels comme Roulé/Scratché, Crydamoure, Defected, Kitsune et Gigolo entre autres.

Quelles sont les personnes qui t'ont donné l'envie de t'investir dans la musique électronique ?

Mon grand frère évidemment, un certain robot, par mimétisme de petit frère et par un certain amour de l'euro-dance (à la base).

Quels souvenirs gardes-tu de ta première soirée en tant que DJ ? bon ou mauvais souvenir ?

C'était au Rex Club, en juin 1998, en pleine Coupe du Monde pour une soirée Hometown organisée par Jesse & Crabbe (Fiat Lux).
Je mixais pour la première fois en club et pas n'importe lequel, c'était assez intimidant au départ et très excitant aussi.
Tout s'est bien passé. Je garde le souvenir du VJ à côté de moi qui m'avait dit qu'il n'avait jamais entendu un Dj mixer avec les retours aussi peu forts.
La soirée s'était bien passé donc c'était bien la preuve que ce n'était pas la peine de lui faire saigner les esgourdes pour faire danser le peuple !

Quelles sensations aimes-tu proposer à ton dancefloor lors d'un DJ Set ?

J'en citerai trois : l'énergie, la bonne humeur et l'envie de danser collé serré de façon sexy.
il est toujours très important de faire danser les filles car qui dit “filles qui dansent” dit “hommes qui dansent” dit “tout le monde danse”.

Tu signes depuis plusieurs mois voir même années sur de prestigieux labels comme Gigolo, Kitsune, Defected, Crydamoure, Craft, Set... Que t'apporte le fait de pouvoir signer sur de nombreux labels ? Cela permet-il de s'ouvrir plus facilement à d'autres types de sonorités ?

Je suis resté assez longtemps dans la famille Crydamoure. Bien que j'ai adoré cette période, mon caractère insoumis et libre fait que je n'aime pas m'enfermer dans une quelconque exclusivité, je n'en ai aucune que ce soit au niveau musical ou au niveau des agences de bookings. Je reste libre. De plus, ne pouvant me cantonner à un style bien précis de musique électronique, je me voyais mal proposer de la disco-house à un label comme Gigolo, pour donner un exemple. Il me semblait donc normal de proposer certains morceaux à certains labels qui étaient alors les plus à même à bien promouvoir et répandre ma musique selon le style.

“Breathe” avec Nicos Marcos est ton dernier EP. Qu'est-ce que ça représente pour toi ?

Disons que pour l'instant il représente un échec “relatif”. Tous les indicateurs étaient bons, que ce soit les retours des dj's, la presse et l'engouement des différentes plateformes de vente de musique online (beatport et autres).
Malheureusement le maxi est sorti début août ce qui est de loin la pire période commerciale. Je ne peux pas imputer cet échec à la seule période de commercialisation mais nous sommes à une époque à la fois de surconsommation et de consommation immédiate. Les gens étant en grande majorité en vacances à cette période, je pense qu'à leur retour, d'autres tracks sur lesquels ils avaient dansé faisaient leur apparition online et dans les bacs, reléguant “Breathe” à une position moins intéressante.
Je considère le maxi comme un échec à partir du moment que, contrairement à d'autres de mes productions, j'avais plus d'espérance et d'attentes.

Que ce soit en solo ou en duo, ta façon de travailler est-elle la même ?

Que ce soit avec Buffalo Bunch à l'époque ou avec Nicos, ma façon de travailler reste sensiblement la même vu que l'on travaille toujours dans mon studio. Je suis donc celui qui connaît le mieux les machines et la configuration.
Ensuite la collaboration peut varier à bien des niveaux, que ce soit les mélodies ou la production. D'une manière générale, je m'occupe tout le temps des arrangements et des structures, quant aux mélodies, elles peuvent aussi bien provenir de mes partenaires que de moi.

De quoi se compose ton studio ?

Je suis passé aux softwares depuis deux ans. Je travaille avec Logic Express, Battery 3, Korg Collection, Reaktor 5. Néanmoins, j'utilise toujours mon ATC 1 et parfois mon Orbit. J'utilise toujours ma table de mixage Mackie 16 et mon compresseur Behringer. Ca fait un peu vendeur à Pigalle tout ça dis donc...

Si tu ne devais garder qu'une seule de tes productions, laquelle serait-ce ?

Dur dur... D'autant plus qu'avec le recul, je commence à redécouvrir certaines de mes anciennes productions et à les apprécier différemment, avec détachement.
Je pense que “Love Song” reste la chanson la plus représentative de toutes mes influences musicales. On y retrouve mes influences house, rock, R n' B et electro.
C'est mon morceau le plus “achevé”.

Quelle vision portes-tu sur la scène électronique en cette fin d'année 2007 ? Penses-tu que de nouveaux courants peuvent apparaître en 2008 ?

La minimale règne en maîtresse en Allemagne et l'électro-clash à la française devient de plus en plus forte.
Je vois mal la minimale devenir encore plus minimale (au vu de certaines productions, on atteindrait le silence) ni l'électro-clash devenir encore plus violente et agressive car elle l'est déjà suffisamment comme ça.
L'électro-house est devenue la nouvelle euro dance comme la house l'était devenue avant elle. A défaut de parier sur telle émergence de tel style, je préfère constater que depuis le début de l'aventure “techno”, des courants bien différents des uns des autres n'ont eu de cesse d'apparaître et que c'est loin d'être fini.

Que penses-tu de la scène française ?

C'est redevenu une des meilleures après quelques années de dépression suite à l'explosion de la french touch filtrée.
Nous sommes toujours autant capables de prouver que seule la langue nous handicape mais que musicalement, à l'instar de notre façon de jouer au football ou au rugby, nous restons très créatifs avec un sacré sens du rythme et de la mélodie. Nous avons un savoir faire certain.

Nous te connaissons moins bien en DJ Mix. Quels sont les endroits dont tu gardes les meilleurs souvenirs ?

J'aime énormément Munich. Je joue principalement en Allemagne et Munich (et la Bavière en général) est la ville allemande qui ressemble le plus à Paris au niveau de la connaissance musicale.
Il y a de très bons clubs comme die Registratur ou Rote Sonne. C'est dans cette région que j'ai vu les gens le plus pété les plombs et faire la fête.
J'adore Berlin, c'est ma ville préférée après Paris mais c'est vraiment la roulette russe avant de jouer. Impossible de savoir comment ça va se passer à l'avance, que ce soit au niveau de l'affluence ou de l'ambiance. C'est là-bas que j'ai eu mes plus grosses surprises, positives ou négatives. Début octobre, j'y ai découvert ce qui serait l'équivalent de notre Paris Paris, le Picknick. Je le recommande vivement.

A l'inverse quelle soirée ne voudrais-tu pas revivre ?

Hummm... Je ne suis pas du genre susceptible. j'ai joué ce printemps à Malmö en Suède. Je me suis retrouvé à chanter devant les promoteurs et un fan bourré qui chantait ma reprise de “Lalaland” en courant dans la salle vide. On se sent seul mais c'est assez drôle en même temps.
Je dirai que le pire est quand je joue seul sur scène dans un festival et que ça ne prend pas, comme à Haale en Allemagne ou à Séoul début octobre. Gros moment de sollitude en perspective.

Un titre à conseiller en ce moment ?

“Woman in Love” de Barbra Sreisand. Ca peut sembler être une blague mais au lieu de choisir parmi 20 bons tracks actuels, je préfère parler d'un chef d'oeuvre que j'ai découvert que très récemment et qui a eu autant d'influence sur les “chanteuses à voix” que Daft Punk sur la nouvelle vague électro française. N.B. : cette chanson est produite par les Bee Gees.

En dehors des musiques électroniques, qu'aimes-tu écouter ?

Ca peut paraître paradoxal mais je n'écoute pas de musique. Je préserve mes oreilles et j'ai peur d'être influencé malgré moi. Le fait de ne pas trop écouter de musique fait que mes propres productions viennent vraiment du plus profond de moi. Mais j'avoue que je prends toujours un certain plaisir à récouter mes vieux albums de heavy metal et de thrash (Megadeth, Slayer, Skid Row, Danzig...). Je suis avant tout un rocker, je viens du rock à l'instar d'un Dick Rivers ou d'un Johnny.
Je compte bien y revenir à vrai dire. Des démos sont prêtes mais la motivation est molle. Je ne vous ai pas dit ? Je suis un sacré BRANLEUR !

Un conseil à prodiguer à toute personne qui aimerait s'investir tout comme toi ?

Si je relis ce que je viens d'écrire à l'instant, je lui conseillerais vivement de s'investir plus que moi ! Surtout à l'heure actuelle ! Sinon, il peut pointer direct à l'ANPE ou apprendre à bien se servir de sa langue et de son c– !

Pour terminer cette interview Paul, désires-tu conclure sur quelque chose ?

Question triviale... Si les gens pouvaient moins se la raconter et être eux-mêmes avant tout, ça serait pas mal... Surtout à Paname. Je déplore qu'à l'heure où je parle, des jeunes se sappent en fluo pour exister.

Un grand merci à Paul.

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W
Play Paul
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D
woa la frase qui veut tous dire: "C'est juste qu'ils font la musique qu'ils veulent... et ca devient tres grands !"
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