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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


Alive 2007 ? Un in­tel­li­gent best of live bien jouis­sif

Publié par Anonyme sur 3 Février 2009, 13:48pm

Alive 2007 ? Un in­tel­li­gent best of live bien jouis­sif
Daft Punk ou l'art du contre-​pied. Au dé­part, on at­ten­dait rien : le groupe nous sort un disque coup de poing, un vé­ri­table pavé dans la mare avec le mo­nu­men­tal Ho­me­work, ré­vo­lu­tion­naire pour l'élec­tro fran­çaise, au­tant d'un point de vue com­mer­cial que so­nore d'ailleurs... Quelques an­nées après, le monde est pendu aux lèvres des deux mu­si­ciens (qui se trans­forment en ro­bots pour le coup) at­ten­dant un autre petit chef d'½uvre de tech­no crade : raté, ils nous sortent un album de disco pop house super propre, qui cho­que­ra tous les fans de la pre­mière heure. Puis calquent ce der­nier sur un film d'animation japonais spé­cia­le­ment créé pour l'oc­ca­sion. Les Daft Punk font le tour du monde, de­viennent les mu­si­ciens fran­çais les plus cé­lèbres de notre pe­tite pla­nète. On at­tend un album gi­gan­tesque, am­bi­tieux, his­toire d'as­seoir leur su­pré­ma­tie : Il nous re­fourguent un album terne que l'on croi­rait en­re­gis­tré dans un ga­rage.

Apres dix ans d'arrêt, le groupe re­prend les lives et sillonne le globe avec des concerts dan­tesques, de vé­ri­tables fresques py­ro­tech­niques, im­pres­sion­nant au­tant les yeux que les oreilles. Tout le monde at­tend un dvd : on aura "sim­ple­ment" un live sur disque, avec un li­vret photo censé pal­lier le manque d'image.

On a donc beau at­tendre le groupe quelque part, on le re­trou­ve­ra tou­jours du coté op­po­sé, pour le meilleur ou pour le pire. Pour Alive 2007, on ne pour­ra pas leur re­pro­cher la qua­li­té ex­treme du pa­cka­ging dans sa ver­sion col­lec­tor, su­perbe. Au mi­lieu de deux disques, une tren­taine de pages avec de très belles pho­tos (c'est assez rare pour être si­gna­lé) orne ce boî­tier qui épouse la forme d'un mini livre. Ap­pré­ciable.

Tem­po­vi­sion


Daft Punk en liveLe live en lui même ? Il part d'une idée de base toute simple, et pour­tant assez gé­niale en soi : les deux fran­çais ont pris tous les mor­ceaux émaillant leur car­rière, pour les désos­ser, les dé­cor­ti­quer, ex­traire les voix à gauche, em­pi­ler les lignes de cla­viers à droite, et lais­ser les ryth­miques au mi­lieu. Et de­vant ce joyeux fou­toir, on re­prend les élé­ments à pleine main, on les mé­lange, et on les em­pile comme des Legos, en es­sayant de faire co­ha­bi­ter le rythme d'une piste du pre­mier album avec les gim­micks du troi­sième. Une sorte de par­touze jouis­sive entre Ho­me­work, Discovery et Human After All. Un boot­leg fra­tri­cide, un best of passé au mixer. Le tout sur­plom­bé par les ré­ac­tions du pu­blic qui se prend ça en pleine fi­gure, en pleine liesse, ren­ver­sé de voir co­ha­bi­ter le tube Around The World avec le non moins mar­quant Har­der Bet­ter Fas­ter Stron­ger...

La grande sur­prise, qui était aussi la prin­ci­pale crainte de bon nombre de per­sonnes, c'est que même des mor­ceaux in­nom­mables comme Robot Rock se voient trai­ter d'une ma­nière bien plus ef­fi­cace, plus di­recte et plus jouis­sive, tout sim­ple­ment. Là où ce der­nier ti­rait dans la ré­pé­ti­tion et l'aus­té­ri­té déses­pé­rante sur l'album, il se re­trouve en live bien dy­na­mi­té et plus pun­chy en­tou­ré du sau­va­geon Oh Yeah. Le contraste est presque sai­sis­sant, même si ce titre n'est pas la trans­for­ma­tion la plus fla­grante que l'on pour­ra trou­ver dans cette ga­lette.

Car s'il y a bien un mo­ment qui illustre le concept à la per­fec­tion, c'est lors du col­lage Around The World - Har­der Bet­ter Fas­ter Stron­ger, le tout cou­vert par un cla­vier sorti dont ne sait où, qui donne un mor­ceau ab­so­lu­ment gi­gan­tesque (et ju­di­cieu­se­ment choi­si pour ac­com­pa­gner la sor­tie de ce disque). Il faut le sa­voir, Around The World a pour moi tou­jours été le titre le plus fa­ti­guant de Daft Punk, avec son sample joué en boucle jusqu'à over­dose, pour un titre ori­gi­nal très long (7 mi­nutes !) loin de la conve­nue ver­sion Radio Edit. Mais ici, le pre­mier gros tube des deux fren­chies est trans­for­mé en vé­ri­table ma­chine de guerre, doté d'une mé­lo­die im­pa­rable et d'un son ultra fat, à faire trem­bler un im­meuble en­tier. Im­pa­rable.

Autre re­fonte te­nant presque du mi­racle : le couple Too Long - Steam Ma­chine. Car trans­for­mer le po­pi­sant Too Long en mor­ceau tech­no ra­va­geur, il fal­lait le faire. Le syn­thé bien mas­sif prend tout son temps pour se dé­plier, pi­lon­né par les beats de Steam Ma­chine et sur­plom­bé de la voix ir­ré­sis­tible de Ro­man­tho­ny. L'ex­plo­sion qui sur­vient après le long break pla­nant est vécue comme une vraie li­bé­ra­tion, et l'on a qu'une envie, cha­vi­rer conjoin­te­ment avec le pu­blic, qui nous nargue de ses hur­le­ments à chaque grand mo­ment. On prend un pied mo­nu­men­tal avec ce titre, qui ar­rive à sup­plan­ter sans mal les ver­sions ori­gi­nales. Et Too Long se ta­pe­ra en­core l'in­cruste, d'une façon plus lé­gère, plus house, pour fri­co­ter avec Bur­nin', a.k.a. LE meilleur titre des Daft pour moi, grâce à son rythme venu d'ailleurs, créant l'un des titres les plus en­traî­nants de la mu­sique élec­tro­nique. Les grandes zé­brures brui­tistes de Bur­nin' sont aussi de la par­tie, his­toire de nous faire com­prendre que la vie, c'est quand même drô­le­ment chouette, même si elle au­rait été en­core plus chouette si l'on avait pu vivre ça en di­rect.


Daft PunkIl ne sera alors même pas utile de pré­ci­ser que le mé­lange entre One More Time (qui ap­pa­raît plu­sieurs fois au cours du live) et Ae­ro­dy­na­mic, les deux car­tons de Dis­co­ve­ry, donnent un ré­sul­tat dan­sant comme la mort, la gui­tare psy­ché du deuxième fra­cas­sant la house bubble-​gum du pre­mier. Quand au archi uti­li­sé Da Funk, tou­jours aussi ban­dant mal­gré ses 12 ans d'âge (pas de blague dou­teuse, et Dieu sait que ce n'est pour­tant pas l'envie qui m'en manque), se re­trouve ici bien plus sac­ca­gé en étant ac­com­pa­gné du titre Daf­ten­di­rekt. In­utile de sou­li­gner l'in­dis­pen­sable et trau­ma­ti­sant ma­ra­thon du disque, sur plus de dix mi­nutes, qui su­per­pose et/ou en­chaîne Prime Time of Your Life, Rol­lin&Scrat­chin, Brain­wa­sher et Alive. Rave On.

House Music

Ceux qui ont eu la chance d'as­sis­ter au live des Daft à Bercy le ré­pètent à lon­gueur de jour­née, LE mo­ment du spec­tacle, c'était le rap­pel. Et ce rap­pel, cela tombe bien, est pré­sent dans la ver­sion col­lec­tor et seule­ment dans cette der­nière, sur le deuxième disque. Ce rap­pel a sur­tout le bon goût, outre le fait de re­plâ­trer à l'envie le slo­gan de One More Time, d'in­té­grer deux mor­ceaux de la sphère « Daft­pun­kienne » : To­ge­ther, de Tho­mas Ban­gal­ter, et le dé­sor­mais in­con­tour­nable Music Sound Bet­ter With You de Star­dust, un groupe formé par Ban­gal­ter éga­le­ment (titre le plus vendu de l'elec­tro fren­chy avec Flat Beat de Mr Oizo). Et c'est là que pointe le seul dé­faut de cet Alive 2007. Ce rap­pel est géant, jouis­sif en diable, choi­sis­sant d'opé­rer façon grosse mon­tée en puis­sance. Mais il manque une seule chose : le titre de Star­dust n'est pré­sent qu'en ver­sion ins­tru­men­tale, et l'on n'aura pas l'or­gasme d'en­tendre le fa­meux « OOOOUUUUUUUHHH BAAAAABB­BYYY » li­bé­ra­teur, qui au­rait fait lit­té­ra­le­ment cha­vi­rer la foule et pous­sé la moi­tié de la salle au sui­cide col­lec­tif. Im­par­don­nable. Hé­ré­sie. Sa­cri­lège.

Daft Punk a donc le bon goût de ne pas pro­po­ser un simple col­lier de mor­ceaux sans pas­sion. Même si le show semble très cadré, ne lais­sant que peu d'es­pace à l'im­pro­vi­sa­tion, on s'amuse, on créé, on mo­dule à l'envie, on mé­lange et l'on dé­couvre des fa­cettes toutes nou­velles de cer­tains mor­ceaux. Pour le coup, Able­ton Live fait des mer­veilles. Même les mor­ceaux les plus fa­ti­gants du groupe se re­trouvent se­coués de la meilleure des ma­nières. On se plait même à créer de nou­veaux slo­gans en su­per­po­sant les mor­ceaux, en­tre­la­çant leurs gim­micks pour ac­cou­cher de mini dia­logues, façon « One more time - to­ge­ther - we're gonna ce­le­brate » ou « Te­le­vi­sion rules the na­tion - Around the world »

Et c'est sur cette for­mi­dable pro­pen­sion à mé­lan­ger ses mor­ceaux, à en tirer la sub­stan­tielle sève, la plus jouis­sive, à ef­fa­cer les ac­crocs pour n'en voler que le meilleur, afin de faire par­tou­zer mu­si­ca­le­ment les meilleurs « bouts » de 30 de leurs mor­ceaux que ce disque im­pres­sionne le plus. Car il en faut, du ta­lent, de l'ima­gi­na­tion, pour re­créer de toute pièce des tubes à par­tir de hits par­fois vieux de plus de dix ans, de mor­ceaux cloués dans le pa­tri­moine élec­tro­nique mon­dial. La re­cette marche tou­jours au­tant : le live n'est qu'une suc­ces­sion de mo­ments de bra­voures, ja­mais re­don­dant, tou­jours sur­pre­nant.


Les Daft Punk prouvent ici qu'ils sont tou­jours hors ca­té­go­rie, en pre­nant pour­tant le risque in­sen­sé de dé­co­cher, en­core et tou­jours, les mêmes car­touches de­puis le début de leur car­rière. Car au final, même si l'on peut râler sur les di­rec­tions de plus en plus opaques prisent par le groupe (un nou­vel album n'est pas près d'ar­ri­ver), si l'on peut pes­ter de de­voir bouf­fer, en­core et en­core, du Around The World, du Da Funk ou du One More Time, il y a un point où tout le monde de­vrait s'ac­cor­der, même pour les ré­frac­taires du duo fran­çais :

On a là l'un des meilleurs live élec­tro­nique qui puisse exis­ter, dans sa forme, dans le trai­te­ment du son, dans sa ma­nière d'agen­cer sa play­list et sur­tout dans son in­sup­por­table pro­pen­sion à nous rendre en­vieux, ja­loux et agres­sifs en­vers ceux qui ont eut l'in­croyable chance de voir tout ça en live à Bercy : Ils se­ront donc tués jusqu'au der­nier.

Critique par Dat'
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R
ptdr la critique de Daf' m'en fiche je vais survivre je les aient vus en Allemagne et pas a la grand messe de Bercy et pour le coup dans une salle beaucoup plus intimiste je pense les avoir vu de plus près que les trois quarts des gens présents a Bercy:p
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