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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


CHARLOTTE GAINSBOURG

Publié par Anonyme sur 7 Mai 2009, 22:09pm

Initiales CG... Charlotte Gainsbourg, appuyé par son mari réalisateur et acteur, Yvan Attal, a su se frayer ces dernières années un chemin et une belle carrière dans le cinéma, entre Paris et L.A. (Elle est à l'affiche du dernier Michel Gondry, « La science des rêves »). Tout cela vous fait peut-être oublier qu'elle s'était fait connaître du grand public en 1986, il y a 20 ans déjà, par un album, « Charlotte forever », en tant que chanteuse donc, et une chanteuse alors entièrement (sup-)portée par son père Serge.

Était-il possible de laisser sans suite ces débuts dans la chanson ? Il est clair que oui, Charlotte Gainsbourg, actrice confirmée, aurait pu se consâcrer au cinéma. Mais l'année d'anniversaire des 15 ans de la mort de son père, 20 ans après son premier album, elle en a décidé autrement. Cet album, qui sort cette semaine, est le fruit de 3 ans de travail, entrecoupé de tournages. Il est aussi le fruit de rencontres avec des paroliers et surtout des musiciens, et quel casting de rêves: Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel, le duo d'Air, Nigel Godrich (producteur de Radiohead, Paul McCartney ou Beck), Jarvis Cocker (ex-Pulp) et Neil Hannon (Divine Comedy). La « win win situation » semble ici couler de source: Charlotte s'entoure de ce que l'on fait de mieux en ce moment en terme de compositions et productions electro-pop et en terme de song-writting pop, et les musiciens et auteurs en question s'assurent d'entrer dans la légende de la musique en prenant la suite de l'immense Serge Gainsbourg pour la réalisation du second album de sa fille.

Car il s'agit bien de cela, Air, Godrich, Cocker et Hannon ne se sont jamais cachés de leur admiration sans faille pour Serge Gainsbourg. Et c'est eux qui sont allés à la rencontre de Charlotte, via leur cercle d'amis commun, celui que j'aime à appeler le « Paris-Los Angeles Pose » : imaginer en effet un dîner entre amis un samedi soir, Charlotte et son mari se font inviter chez leur pote Thomas Bangalter (Daft Punk) et son épouse Élodie Bouchez, où ils peuvent cotoyer parmi les autres invités: Michel Gondry, Sofia Coppola, les membres de Phoenix, Beck, Spike Jonze, Sébastien Tellier, les membres de Radiohead, ...etc. On comprend ainsi un peu mieux comment Sofia Coppola s'entoure avec succès de Air pour la magnifique B.O. de « Virgin Suicides » en 1999, de Phoenix et Sébastien tellier pour la B.O. de "Lost in translation", et comment Michel Gondry, ex-réalisateur de vidéoclips pour les Daft Punk, s'entoure lui de Charlotte pour son nouveau long-métrage... Le Networking et le copinage amènent donc aussi à de belles choses parfois.

Et l'album que ce groupe d'amis de talent ont concocté pour Charlotte en est une belle preuve. La sauce aurait aussi bien pue ne pas prendre, mais elle a prise, et pour un résultat vraiment enthousiasmant: une intrusion aussi belle qu'inattendue dans une pop élégante et "classieuse" (pour reprendre une expression de Monsieur Serge). Avec le single "The Songs That We Sing", le premier extrait de l'album, reconnaissable à sa touche très "Air" (tendance "Talkie Walkie"), Charlotte propose une interprétation très maîtrisée qui ne laisse rien entrevoir des doutes que l'interprète timide formulait au cours de l'enregistrement. "Il m'est arrivé de chanter derrière un drap pour ne pas être vue. Je ne voulais pas non plus entendre ma voix", avoue-t-elle. Incertitudes également quant aux textes des chansons. L'association initiale autour de cet album (Charlotte, Air, et Godrich) avait laissé entrevoir le premier album d'Air en langue française.

Un opus que personnellement j'aurai adoré voir prendre forme. Imaginer le tremplin médiatique pour la musique et la langue francaise qu'aurait été les noms de Air et Charlotte Gainsbourg, réunis le temps d'un album en langue francaise. Un albun qui se serrait sans le moindre doute vendu de Londres à Tokyo, et aurait ainsi diffusé plus largement la langue francaise dans un paysage musical international dominé par l'Anglais... dominé d'ailleur jusque parmi les meilleures productions francaises contemporaines elles-mêmes : Coco Suma, Phoenix, Air, Llorca, Sporto Kantes, Mirwais, Troublemakers, St Germain, ...etc. Malheureusement pour moi, sur cet album, nommé 5 :55, Charlotte Gainsbourg chante principalement en anglais, histoire de s'éloigner un peu de la trop impressionnante ombre du père, en se rapprochant de la langue maternelle (celle de sa maman, Jane Birkin)...

"Je ne voulais pas qu'il y ait des références à mon père dans les textes. Je n'avais aucune liberté en français. J'aurais forcément fait moins bien", estime-t-elle. C'est alors, après quelques essais infructueux en langue française durant 2003-2004, que Jarvis Cocker (ex-Pulp) et Neil Hannon (Divine Comedy) sont appelés à la rescousse, et taillent sur mesure pour Charlotte, les paroles de cet opus. Et cette addition de talents ne déçoit pas, car on obtient une certaine idée du summun d'élégance et d'efficacité en matière de pop-music. Charlotte Gainsbourg laisse donc l'anglais dominer ses textes mais se permet quelques vers en français sur l'impeccable "Tel que tu es". Et comme pour conclure ce bel album, au travers de « Morning song », chanson basée sur un poème très personnel écrit il y a quelques années par Charlotte elle-même, la chanteuse nous parle de son « precious ghost », son père.
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Niark Niiark Niiiark (:<br /> nouvel article ^o^<br /> et avis de recherche !<br /> <br /> *JE RECHERCHE MON 500éme contacts xD*
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