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Daftworld

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Bienvenue sur le blog du plus grand fan Officiel de DAFT PUNK !!!


RENCONTRE AU SOMMET

Publié par Anonyme sur 16 Août 2009, 15:19pm

RENCONTRE AU SOMMET
Alors que le monde entier essaie de copier l'héritage Daft Punk, l'enchanteur Sébastien Tellier emmène l'androïde Guy-Man vers des territoires insoupçonnés et sexués. Entretien exclusif.

C'etait l'un des rendez-vous les plus attendus de 2008 : «Sexuality», nouvel album de Sébastien Tellier, produit par Guy-Manuel de Homem-Christo des Daft Punk. Après une campagne «Politics» éreintante, l'auteur de l'inoubliable «Ritournelle» avait besoin de se ressourcer sous les tropiques.
Avec l'aide de Guy-Man, il livre un disque minimal et moite, hanté par les esprits de Dennis Wilson, Lucio Battisti et Eddy Barclay.
«Sexuality» ou la progéniture de Bobby Lapointe et d'un cyborg.

Comment en êtes-vous venus à travailler ensemble ?

Sébastien Tellier : Même si nous nous croisons de temps en temps en soirée, je connaissais surtout Guy-Man à travers sa musique.
J'avoue être un fan quasi-obsessionnel des Daft depuis «Homework». Pour mon troisième album, je tenais absolument à soigner la production. L'idée de faire appel à lui s'est alors imposée parce que Guy-Man pouvait apporter cette touche suave et funky qui manquait à mes compositions. Ensuite, on a pris rendez-vous et hop, entre deux coupes de champagne, il a accepté de me suivre dans l'aventure.

Guy-Man : De mon côté, j'ai découvert Sébastien en écoutant le morceau «Universe».
J'ai trouvé ça mortel pour un truc français, je me souviens avoir été très impressionné. Après, il y a eu «La Ritournelle» que Thomas (Bangalter, ndlr) et moi avons adoré. Lorsque le titre est sorti, je suis même allé voir Sébastien pour le lui dire. Ce n'est pourtant pas trop mon style d'aller vers les gens pour les complimenter, mais là je l'ai fait. Alors, quand il m'a demandé de produire son album, je n'ai pas hésité une seconde.

L'enregistrement du disque a pris du temps ?

G-M: Entre mes différents projets, la tournée de Daft Punk et le film, c'est vrai qu'il y a eu quelques pauses au cours de l'enregistrement. Mais par rapport à «Discovery» qui avait mis presque trois ans pour voir le jour, l'enregistrement a été relativement rapide.

S T : Ça s'est étalé sur six mois. Mais avant de passer en studio, cela faisait déjà un an que je bossais sur mes compos. Au total, j'ai dû écrire une quarantaine de chansons, que j'ai écrémée au fur et à mesure, d'abord avec l'aide de Marc, mon manager, puis avec Guy-Man.

Comment avez-vous procédé pour faire le tri ?

S T : Le premier critère est l'émotion. Il faut que le morceau soit le plus jouissif possible. Les accords doivent donc être savoureux à souhait. Je ne retiens que ceux qui pourraient passer en boucle pendant des heures sans lasser l'oreille. «La Ritournelle» est un bon exemple. J'aurais pu faire tout cet album à partir de ces quelques notes. Bon, ça aurait été trop facile, j'en conviens.

G-M: J'ai tout de même dû me battre pour imposer «L'Amour et la violence» qui est, à mon avis, l'un des morceaux les plus réussis.

Avez-vous décidé en commun de la tonalité que vous donneriez à l'album ?

S T :Comme son titre l'indique, l'album se veut comme une analyse de la sexualité. Avant, je souhaitais donner une dimension politique à mes chansons, maintenant je me rends compte que seul le cul intéresse. Il nous fallait alors trouver des notes évoquant un univers érotique.

G-M: On a donc beaucoup bossé avec Rico, mon associé au sein du label Crydamoure. Dans les années 80, il travaillait sur les musiques des films de Marc Dorcel. Il sait parfaitement obtenir ce genre d 'ambiance. Sur l'album, les basses ont toutes un « feeling cul ».

D'où l'atmosphère très 80's du disque ?

G-M: Le kit d'instruments était assez réduit. Les boîtes à rythmes dataient bien des 80's, mais il y avait aussi des machines plus anciennes, comme celles qui faisaient les shakers par exemple. Ce n'était pas possible de produire cet album avec un son trop futuriste. Ça n'aurait pas collé. L'idée était de s'appuyer sur un nombre limité l'instruments afin d'aboutir à un résultat homogène.

S T :Si tu donnes trop d'informations à ton auditeur, le message se brouille. C'est pareil dans la vie, parfois tu as envie de renvoyer l'image d'un garçon compliqué et mystérieux, parfois non. Pour ce disque, je ne voulais pas de second degré, mais adresser un message simple et direct. Pas de subtilités, ni de devinettes, l'autoroute ! C'est l'idée que je me fais aujourd'hui du bonheur.

On a l'impression que l'album se divise en deux parties: l'une ensoleillée, l'autre plus sombre...

S T : Ça commence à l'aube, par une promenade en bateau, et ça se termine dans la solitude de la nuit. C'est, pour moi, le cycle normal d'un album.

Tout ça fait très B O. Le cinéma est-il l'une de vos inspirations communes ?

S T : Ce que j'aime dans la musique de films, c'est qu'elle permet de prolonger un accord pendant plus de deux minutes. En changer devient alors magique. C'est moins contraignant que le format d'une chanson pop où tu dois respecter l'enchaînement couplet-refrain. Mais à la différence de la BO de «Steak», très déconnante, «Sexuality» est un album sérieux.

G-M : Même si un morceau comme «Divine» est un clin d'oeil à «Phantom of the Paradise», les BO n'ont été qu'une inspiration parmi d'autres, au même titre que Quincy Jones, Gene Clarck ou Dennis Wilson.

Maintenant que vous avez travaillé ensemble, vous pouvez nous dire quel est le plus tyran des deux ?

G-M : Je pense que c'est moi. Je suis peut être aussi plus réactif que lui. Mais dans l'ensemble, notre collaboration s'est très bien passée. Il n'y a jamais eu de problème d'égo entre nous.

S T : Voir bosser Guy-Man en studio m'a beaucoup appris sur la façon de soigner les arrangements, de travailler les synthés, les reverbs, les boîtes à rythmes... C'est comme monter dans le plus beau carrosse pour faire son premier trip sous champignons. Notre collaboration m'a transformé. Avant je faisais du baroque, maintenant ma musique ressemble davantage à du « baroque épuré ».


source : TRAX
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D
Sa date de quand ça ?<br /> <br /> Sinon je pense comme Guy-Man, L&#039;amour et la violence est ma chanson favorite !! Sa m&#039;étonne qu&#039;il est du se battre pour quel soit dans l&#039;album !
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