Peu de gens se souviennent des MONGOLOIDS. Les connaisseurs auront en tête le fabuleux « Spark Da Meth » derrière lequel se cachait un certain Armand Van Helden. Pourtant, sous ce patronyme se
réunissait un plus grand nombre de producteurs durant leur apogée : Daft Punk et Armand Van Helden donc, Basement Jaxx, Ian Pooley, Junior & Roger Sanchez, Laidback Luke, Masters At Work, The
Rhythm Masters, Todd Terry … sans oublier DJ Sneak !
A l'heure ou l'internet n'en était qu'à ses premiers balbutiements, il y a un mec sans doute un peu féru de nouvelles technologies, qui s'est lancé dans la conception d'une plate-forme numérique
autour de ce qu'on appelait à l'époque la french touch. Ce site web, daftcrew, fédérait toute une communauté
autour de sujets tels « les samples sur Crydamoure » ou encore « qui a produit
call on me ?»
On a retrouvé cet internaute,
Da Traxer, qui s'est reconverti depuis
dans la composition de musiques actuelles. Et les choses semblent bien se poursuivre puisque le jeune homme s'apprête à sortir un maxi dans les jours qui viennent sur
Interferences, le label de ce(tte) cher(e)
Lady B.
Cinq morceaux chopés et malmenés, parmi lesquels ne figure pas la techno brute et niquée de
Fruggle et ce n'est ma foi pas plus mal puisque cela me permet
de vous l'offrir sur un plateau
gratis gratos.
Plutôt que de nous parler de sa musique, on l'a forcé à tirer un petit papier dans un bocal. Dessus,
Sneak Vs
Daft.
«Il est fréquent de voir un énième producteur de musique électronique revendiquant une certaine influence Daft Punkienne (et ce n’est pas moi qui vais leur
jeter la pierre). Cependant, je regrette qu’on ne se soit jamais réellement penché sur les influences du duo parisien.
Peu de gens se souviennent des
MONGOLOIDS. Les connaisseurs auront en tête le fabuleux «
Spark Da Meth » derrière lequel se cachait un
certain A
rmand Van Helden. Pourtant, sous ce patronyme se réunissait un plus grand nombre de producteurs durant leur apogée :
Daft Punk et
Armand Van Helden donc,
Basement Jaxx,
Ian Pooley,
Junior & Roger Sanchez,
Laidback Luke,
Masters At Work,
The Rhythm Masters,
Todd Terry … sans oublier
DJ Sneak !
Ces personnes produisaient certainement la meilleure house music de la fin des années 90. Outre le fait que la plupart des membres de ce clan ait remixé chacun un titre de l’album « Homework »,
il sera intéressant de voir les parties de ping-pong entre les robots et Carlos Sosa, alias le « Mad Skank Burna ».
Tout commence avec deux morceaux sortis en 1996 : « Sounds From The Pipe » (Rice And Beans EP, Cajual – CAJ 240)
et « Sneak’s A Freak » (Polyester 3, Henry Street Music – HS 507). La ligne de basse du premier et le «
zip » du second constitueront les bases essentielles d’un morceau qui l’est tout autant : « Burnin’ » (qui sera
d’ailleurs doublement remixé par Sneak).
En 1995,
Thomas Bangalter sort son premier maxi «
Trax On Da Rocks » sur sa future institution Roulé. Le troisième
morceau «
What To Do » part avec une
rythmique sous influence
Dance Mania. Alors que Bangalter ne sait pas quoi faire, Sneak répondra qu’il ferait mieux de le savoir en pompant ces fameux
beats sur son «
U Betta Know » en 2000 (Dancin’ Therapy EP,
Classic – CM069).
Après le mariage des
Daft et
Sneak conclu sur Discovery avec «
Digital
Love » (sur lequel le portoricain a écrit des textes beaucoup moins transcendants que ses sets de DJ), les
MONGOLOIDS se sont quelque peu disloqués.
Dans son interview pour TRAX (n°123 – mars 2009) Sneak semble regretter le statut de « pop star » qu’a acquis le duo robotique ainsi que ses anciens acolytes. Depuis, il préfère aller prêcher les
valeurs de la house music outre-manche avec la
nouvelle école
fidget ! Une page s’est donc définitivement tournée …
»